Un nouveau botteur nommé Milo

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Le Québécois Christopher Milo travaillait comme représentant des ventes dans un concessionnaire Honda avant d'accepter l'offre du Rouge et Noir.

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Le Rouge et Noir d'Ottawa misera sur un tout nouveau botteur de précision, vendredi, pour son important match contre les Alouettes de Montréal à la Place TD.

Un Québécois. Un gars qui a de l'expérience. Un gars qui a prouvé qu'il peut gagner.

Christopher Milo a soulevé la Coupe Vanier à deux reprises durant ses années universitaires, à Laval. Il a également remporté la Coupe Grey, en 2013, chez les Roughriders de la Saskatchewan.

Le Rouge et Noir n'a pas eu trop de mal à l'attirer. Il attendait chez lui, au chômage, depuis près d'un mois. Les Riders l'ont libéré au début de juillet.

Parce que Milo, voyez-vous, n'a pas connu que de grands moments depuis le début de sa carrière dans la Ligue canadienne de football.

En 2013, pour obtenir sa dernière bague de championnat, il a réussi 88,5% de ses bottés de précision.

En 2014, son taux de réussite a chuté de 17%.

En 2015, ses patrons en Saskatchewan lui ont donné une - toute petite - chance de se racheter. Il a disputé une seule partie - et réussi un placement sur deux - avant de se faire montrer la porte.

«Une foule de petites choses peuvent expliquer le succès ou les échecs d'un botteur. Je ne veux pas me perdre dans les explications. Je me contenterai de vous répondre que je n'ai pas perdu ma confiance. Je suis toujours persuadé que je peux faire le travail. Ça fait du bien de me retrouver au sein d'une organisation qui me renvoie cette confiance», a déclaré ce Montréalais d'origine italienne, hier midi, au terme de son premier entraînement avec sa nouvelle équipe.

Mauvais timing

On écrivait plus tôt que Milo était au chômage quand le Rouge et Noir lui a tendu une perche. C'est plus ou moins vrai. Parce qu'il faut bien payer l'hypothèque, il avait décroché un poste de représentant aux ventes dans un concessionnaire Honda de la région de Régina.

«Mettons que ça donne à réfléchir, concède-t-il. Quand tu travailles du lundi au vendredi entre 9h et 17h, tu finis assez rapidement par envier tes amis qui ont la chance de se rendre au stade chaque jour pour s'amuser...»

Quand il a été largué par les Riders, Milo s'est empressé de passer un coup de fil au directeur général du Rouge et Noir, Marcel Desjardins. Il avait sérieusement songé à se joindre à l'équipe d'expansion à titre de joueur autonome, après sa conquête de la coupe Grey.

«On avait une belle maison à Régina. Ma femme avait un boulot là-bas. Nous étions heureux. Nous avons décidé de ne rien changer.»

Un an plus tard, Desjardins s'est montré intéressé. Mais il n'avait pas de poste à lui confier. Delbert Alvarado connaissait un début de saison intéressant à Ottawa. Il convenait de lui laisser sa chance.

D'ailleurs, la décision de libérer le botteur américain n'a pas été prise à la légère, le week-end dernier.

«Delbert n'a pas été mauvais», insiste l'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell.

«Notre décision d'apporter un changement a été motivée, entre autres, par la nationalité des deux joueurs. Quand un Américain souhaite se spécialiser dans les bottés de précision, au Canada, il doit être un joueur d'impact et faire la différence plus souvent qu'autrement.»

Ça n'a malheureusement pas été le cas d'Alvarado.

La présence de Milo dans la formation vendredi devrait permettre au Rouge et Noir d'aligner un joueur américain de plus en défensive. «La présence de ce joueur se fera sentir dans les unités spéciales», croit Campbell.

sstlaurent@ledroit.com

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