Suspension maintenue

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Barry Wilner
Associated Press
NEW YORK

Le commissaire de la NFL a décidé de maintenir la suspension de quatre matches imposée à Tom Brady pour son rôle dans le scandale des ballons dégonflés.

En annonçant sa décision, hier, Roger Goodell a confié que le quart-arrière des Patriots de la Nouvelle-Angleterre avait demandé à un assistant, le 6 mars ou juste auparavant, de détruire le téléphone cellulaire de Brady. C'est le 6 mars que Brady a rencontré l'enquêteur indépendant Ted Wells.

«Il a agi ainsi même s'il était au courant que les enquêteurs avaient demandé d'avoir accès aux textos et autres informations électroniques qui avaient été enregistrées sur ce téléphone, a fait savoir le commissaire.

«Pendant les quatre mois lors desquels le téléphone cellulaire a été utilisé, Brady avait échangé près de 10000 textos, mais aucun d'entre eux ne peut maintenant être récupéré de cet appareil.»

Dans une déclaration rendue publique en fin d'après-midi, l'agent de Brady, Don Yee, a qualifié l'audition en appel d'«imposture» et affirmé que Goodell «n'avait pas réussi à assurer un processus juste».

L'Association des joueurs de la NFL (AJLNF) avait précédemment déclaré qu'elle porterait l'affaire devant les tribunaux si la suspension de Brady n'était pas levée. Dans un communiqué mardi, l'AJLNF a annoncé son intention d'en appeler de la décision, sans toutefois préciser à quelle instance.

Peu de temps après l'annonce de la décision de Goodell, la ligue a déposé un recours dans une cour de district des États-Unis contre l'Association des joueurs, dans lequel elle affirme que le commissaire avait le droit, en vertu de la convention collective, d'imposer une telle sanction dans le cas de «conduite qui, peut-il déterminer, est préjudiciable à l'intégrité du, ou à la confiance envers, le football professionnel».

C'est exactement ce qu'a mentionné Goodell dans la conclusion de sa décision.

«Surtout à la lumière des nouvelles preuves présentées à l'audience - des preuves qui démontrent qu'il a manigancé la destruction de preuves potentiellement pertinentes qui avaient été demandées de façon spécifique par les enquêteurs - mes découvertes et conclusions n'ont pas changé d'une manière qui pourrait avantager M. Brady», a affirmé Goodell.

Mais Yee soutient que le clan Brady s'est vu accorder seulement quatreheures pour présenter une défense, et lorsqu'il a demandé des documents provenant du rapport de Wells, sa requête a été rejetée en vertu du secret professionnel.

«Ainsi, nous n'avions aucune idée sur ce que Wells avait découvert de la part d'autres témoins, et nous ne savions pas ce que ces autres témoins avaient dit», a déclaré Yee. Selon ce dernier, les données électroniques présentées à la défense de Brady ont été ignorées à l'audience en appel.

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