«L'exécution a fait défaut»

La défensive du Rouge et Noir a donné... (Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne)

Agrandir

La défensive du Rouge et Noir a donné plusieurs chance à l'attaque de s'illustrer. Malheureusement, Henry Burris et ses ouailles n'ont pu capitaliser sur leurs opportunités.

Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Cette fois, au moins, il n'y a pas eu de massacre.

Pour une deuxième fois en autant de semaines, le Rouge et Noir d'Ottawa s'est incliné devant les Eskimos d'Edmonton. Dans un déluge le plus total, à la Place TD, il a subi un revers de 23-12.

Il s'agit d'une belle amélioration. On vous rappelle que la semaine dernière, les Esks avaient battu Ottawa par près de 30 points. Vendredi, une poussée de 12 points des visiteurs au quatrième quart a fait la différence.

«L'effort était au rendez-vous. C'est l'exécution qui a fait défaut», a lancé l'entraîneur-chef Rick Campbell dans un bref élan d'honnêteté, tard vendredi soir.

Manque d'exécution... Surtout à l'attaque. La défensive a fait sa part.

Le Rouge et Noir n'a pas été massacré, c'est vrai, mais il peut remercier sa ligne tertiaire.

S'ils avaient été juste un peu plus efficaces dans la zone payante, les Esks auraient fort bien pu l'emporter aussi facilement que la semaine dernière.

En début de soirée, trois demis défensifs d'Ottawa ont réussi trois petits miracles pour voler autant de touchés au club visiteur.

Jerrell Gavins et Jovon Johnson ont capté le ballon alors qu'ils se trouvaient dans leur propre zone des buts.

Brandon McDonald se trouvait tout juste à l'extérieur de celle-ci lorsqu'il a réussi le troisième larcin. Il était sur la ligne de cinq verges du R & N.

Si l'inexpérimenté quart-arrière des Eskimos Matt Nichols n'avait pas été intercepté trois fois, les spectateurs détrempés auraient pu rentrer à la maison à la mi-temps.

«Nous avons réussi quelques gros jeux, mais ça ne veut pas dire grand-chose. Il y a toujours un gros jeu de plus à réussir au football. Nous n'en avons visiblement pas fait assez, ce soir, car nous avons perdu», a résumé Johnson.

Walker affamé?

La semaine dernière, à Edmonton, le demi à l'attaque du Rouge et Noir Chevon Walker n'avait pas servi à grand-chose.

Quand les Eskimos avaient pris les devants par trois touchés, dans les premiers instants du deuxième quart, Ottawa avait pratiquement rangé son livre de jeux au sol.

Le jeune vétéran de Montego Bay se promettait de rebondir cette semaine. Il se disait affamé.

En début de rencontre, son quart Henry Burris lui a refilé le ballon plus souvent qu'à son tour. Sans grand succès. Dans un premier quart où l'attaque du Rouge et Noir n'a pas été capable de gagner plus de 10 verges sur le terrain, il a fait beaucoup de surplace.

Il s'est carrément fait damer le pion par une recrue qui en était à son premier départ en carrière dans la LCF.

Shakir Bell n'avait en fait jamais joué dans les rangs professionnels. Le petit porteur de ballon de cinq pieds et huit pouces n'avait pas été impliqué dans un «vrai» match depuis le jour où il avait été foutu à la porte de l'Université Indiana State, en 2013.

Pendant une grande partie de la soirée, vendredi, il a carrément volé le show.

Au terme de la première demie, il totalisait déjà 70 verges de gain au sol. Il n'avait porté le ballon que quatre fois.

La défensive d'Ottawa n'avait pratiquement pas de solutions pour contrer ce joueur dont elle ne connaissait à peu près rien.

En fin de compte, c'est un autre demi inséré, Kendial Lawrence, qui a fait la différence. Il a capté une passe pour ensuite franchir 63 verges avec le ballon. Il a marqué le touché qui a brisé les reins d'Ottawa en fin de soirée.

Burris essaie de rassurer les fans

Au quatrième quart, la direction du Rouge et Noir a fait savoir que 21078 braves amateurs ont bravé les éléments. Pour avoir le plaisir d'assister à un match de football en plein air, ils ont accepté de prendre une douche.

Une foule impressionnante, certes.

Toutefois, pour la première fois, la Place TD n'était pas remplie à capacité.

Il y aura donc eu 10 salles combles consécutives.

«Nos joueurs aussi ont combattu les éléments ce soir», a souligné Henry Burris après la partie.

Dans le vestiaire, le quart-arrière de 40 ans n'avait pratiquement plus de voix. Il a quand même tenu le crachoir pendant un bon moment, pour rassurer les reporters et, par la bande, les fans.

«Ces défaites nous permettent d'apprendre. Un de ces jours, je vous garantis que les choses vont se dérouler différemment pour nous.»

Burris estime que l'attaque du Rouge et Noir a commis les mêmes erreurs que la semaine dernière. «Nous nous sommes souvent retrouvés dans une posture où nous aurions pu faire mal aux Eskimos.

«Nous n'avons pas été capables de compléter nos séquences à l'attaque comme il se doit.»

Il n'a donc pas vu la même première demie que tout le monde.

En première demie, son équipe a eu du mal à franchir la ligne centrale.

Dans la deuxième portion du match, le Rouge et Noir a pris du poil de la bête. C'est vrai. Il a même réussi à brièvement prendre les devants par un petit point.

«Nous avons connu un peu de succès avec une attaque sans caucus. Nous avons pu les forcer à utiliser la même formation en défensive pendant un certain temps. Leurs joueurs se sont fatigués. Nous en avons profité», dit-il.

Rick Campbell est prudent en conférence de presse. L'entraîneur-chef d'Ottawa évite soigneusement de critiquer ses protégés publiquement.

Tard, vendredi soir, cependant, il s'est permis de dire que son attaque n'a peut-être pas maintenu un «tempo» suffisant dans les deux rencontres contre les Eskimos.

«Nous avons les bons joueurs à l'attaque. Nous avons suffisamment de talent pour causer des dommages. Il suffit de placer le ballon dans les mains des bons joueurs. Il faut ensuite que ces joueurs forcent leurs adversaires à compléter de bons plaqués pour les arrêter.»

Ça ne sera pas plus facile pour le Rouge et Noir dans son prochain match.

Vendredi soir prochain, une autre équipe de pointe, les Stampeders de Calgary, sera de passage dans la capitale.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer