Le poids lourd au pied léger

Zack Evans, un colosse de 295 livres, a... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Zack Evans, un colosse de 295 livres, a marqué un rare touché jeudi dernier.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Zack Evans a reçu bien des textos, des courriels, des tweets dans les derniers jours. Il a fait jaser bien des gens sur les réseaux sociaux, aussi.

Il trouve cela parfaitement normal.

«On ne voit pas un gars de 295 livres courir avec le ballon sur 60 verges sur un terrain de football tous les jours», reconnaît le plaqueur du Rouge et Noir d'Ottawa.

Correction.

On voit rarement un gars de 295 livres courir avec autant de facilité sur 60 verges.

Evans a marqué avec une étonnante facilité l'unique touché de son équipe jeudi dernier, au Commonwealth Stadium. Quand il a intercepté la passe du quart-arrière des Eskimos d'Edmonton, Matt Nichols, il s'est lancé en ligne droite comme s'il avait sprinté toute sa vie. «J'étais porteur de ballon à l'école secondaire», révèle le joueur de 25 ans qui est originaire de la Saskatchewan.


«En fait, à l'école secondaire, je pratiquais cinq sports en même temps. Je jouais au basket-ball, au volley-ball, je faisais de l'athlétisme et de la danse ukrainienne.»

Incroyable, mais vrai. Le «gars de 295 livres» a passé sa jeunesse sur les planches à exécuter des danses traditionnelles et folkloriques.

«J'ai assisté à une représentation quand j'étais très jeune. Je me suis joint à une troupe quand j'avais quatre ans. J'ai été obligé de prendre ma retraite quand je suis devenu un athlète professionnel avec les Roughriders de la Saskatchewan. J'ai dansé toute ma vie. J'ai participé au Festival multiculturel Mosaic 16 ou 17 fois à Régina», raconte-t-il.

«J'ai été attiré par les costumes flamboyants que portaient les hommes et par les jolies filles qui faisaient partie de la troupe. J'ai été un peu victime d'intimidation au départ. On se moquait parfois de moi parce que j'étais un danseur. Ça n'a pas duré. Quand j'ai commencé à grandir, les moqueries ont cessé.»

La danse a permis au jeune Zack de développer pleinement ses aptitudes athlétiques. «Les sauts. Les grands écarts. Le jeu de pied. J'ai appris tout ça grâce à la danse. J'ai appris à mieux connaître mon corps grâce à la danse.»

Il a également rencontré son épouse en participant aux activités de la communauté ukrainienne de la Saskatchewan. Les Evans ont maintenant décidé d'inscrire leur fils dans une troupe de danse dès que possible. «Ça va vraiment l'aider à développer ses aptitudes athlétiques.»

Le touché

On le répète, le Rouge et Noir n'a pas connu sa meilleure sortie de la saison à Edmonton. La défensive, tout comme l'attaque, a connu une très difficile soirée. «Notre unité défensive a écopé d'un trop grand nombre de pénalités dans la première demie. Aussi, n'avons pas été capables d'empêcher les Eskimos de visiter notre zone des buts», estime l'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell.

«En début de saison, quand notre défensive jouait du très bon football, elle était capable de forcer l'autre équipe à botter pour un placement. Nous avons été moins efficaces à ce chapitre à Edmonton», précise-t-il.

Le touché d'Evans fut donc un point positif dans une soirée difficile.

Le joueur de quatrième année conservera un souvenir précis de son premier touché en carrière dans la Ligue canadienne de football.

«Quand j'ai capté le ballon, j'étais terrifié. J'ai perdu l'habitude de porter le ballon. Je me suis donc concentré sur la protection. Je ne voulais surtout pas l'échapper.»

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