Burris encore tout à l'envers

Henry Burris a revécu la défaite de jeudi... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Henry Burris a revécu la défaite de jeudi dernier lors d'une séance vidéo, hier.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Henry Burris n'a pas passé un beau week-end.

Il a du mal à se pardonner pour la gaffe commise jeudi soir, au Commonwealth Stadium d'Edmonton. Sa mauvaise passe, interceptée, qui a mené au premier touché des Eskimos, hante ses pensées.

«Nous avons commis une seule grosse bourde dans cette partie. Cette bourde m'a complètement coupé les jambes. Elle a coupé les jambes de tout le monde», a-t-il confié à un petit groupe de journalistes, hier, quand le Rouge et Noir d'Ottawa a retrouvé ses quartiers à la Place TD.

On aura beau lui dire qu'il n'est pas l'unique responsable du revers de 46-17 subi en Alberta.

Bien des choses ont mal tourné, beaucoup de joueurs ont mal paru dans un des pires matches disputés par le club d'expansion depuis son retour dans la Ligue canadienne de football.

«Hank parle comme Hank en ce moment. Personne n'est surpris de l'entendre parler ainsi. Moi, je peux vous dire que le résultat du match aurait été différent si nous l'avions mieux protégé», estime le garde SirVincent Rogers.

Burris a quand même complété 55% de ses passes dans un match où la pression a été forte.

La ligne défensive d'Edmonton, composée de trois joueurs, avait souvent le dessus sur les cinq joueurs qui formaient la ligne à l'attaque d'Ottawa...

Tout ça ne consolera pas Burris.

«Nous ne pouvons pas leur permettre d'intercepter une passe de cette manière. Surtout que ça s'est produit en tout début de soirée. Ça leur a donné beaucoup trop de mojo», estime-t-il.

Hier matin, quand les entraîneurs du R & N ont présenté les faits «saillants» de la défaite contre les Esks, leur joueur de concession était sincèrement mal à l'aise.

«Ça n'a pas été un beau moment à passer en équipe, je vous l'assure», a lancé Burris.

«Par moments, je n'osais même pas ouvrir mes yeux. Je savais exactement ce qui s'en venait sur l'écran. Je n'avais pas envie de revivre ces moments», a-t-il enchaîné.

Le passeur quadragénaire aura quand même l'occasion de se racheter cette semaine.

Après avoir animé la séance vidéo, l'entraîneur-chef Rick Campbell a dirigé une très longue séance d'entraînement. Quatre-vingt-dix minutes, en plein soleil, alors que la température ressentie oscillait aux environs de 35 degrés Celsius en plein coeur de la capitale.

Durant cette longue séance, on a pu constater qu'il n'avait pas trop l'intention de modifier sa formation débutante.

Le centre-arrière Patrick Lavoie et le plaqueur Justin Capicciotti pourraient quitter l'infirmerie pour se joindre au groupe, vendredi soir, dans le match revanche durant lequel les Eskimos visiteront la Place TD.

Sinon, les joueurs qui ont mal paru la semaine dernière auront la chance de se racheter.

«Nous avons subi la défaite la semaine dernière parce que nos adversaires ont mieux joué que nous. Vous savez quoi? Les bonnes équipes de football ont cette capacité de rebondir. C'est exactement ce que nous avons l'intention de faire», annonce Rick Campbell.

Burris dit que pour connaître un sort différent, cette semaine, ses coéquipiers devront améliorer leur taux de réussite dans la zone payante. «Il ne faut pas se contenter de placements, il nous faut des touchés.»

Il parle aussi de l'importance de gagner du terrain lors du premier essai. «Il faut éviter de se retrouver avec une douzaine de verges à gagner avec le deuxième essai. Ça nous est arrivé une bonne vingtaine de fois à Edmonton...»

sstlaurent@ledroit.com

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