Les «petites erreurs» ont fait mal au Rouge et Noir

Les Eskimos seront de passage à la Place... (JASON FRANSON, La Presse Canadienne)

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Les Eskimos seront de passage à la Place TD dès vendredi prochain pour le match revanche.

JASON FRANSON, La Presse Canadienne

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Le Rouge et Noir d'Ottawa est rentré d'Edmonton en fin d'après-midi vendredi. À l'aéroport Cartier-MacDonald, les joueurs croisés avaient l'air de passer une belle journée. Ça souriait. Ça rigolait.

Le cuisant revers de 46-17 encaissé la veille semblait déjà bien loin...

Tous ne l'avaient quand même pas oublié. «Elle nous trotte encore dans la tête, cette partie», a grondé Antoine Pruneau en marchant vers l'autobus de l'équipe.

«Il va falloir regarder le tape. Quand on aura revu toutes nos erreurs, on pourra passer l'éponge.»

Si la défaite «trotte» vraiment dans la tête du demi défensif québécois et de ses amis, on présume qu'ils ont passé une large partie du vol Edmonton-Ottawa à ruminer ce match difficile.

Comment les choses ont pu aussi mal tourner?

«On n'a jamais réussi à prendre notre momentum, croit Pruneau. Nous avons commis des petites erreurs d'assignation, des choses comme ça...»

Pas représentatif

Les choses ont commencé à déraper lors de la deuxième séquence à l'attaque. Au lieu d'accepter un sac, Henry Burris a décidé de se défaire mollement du ballon en plein coeur du terrain. Sa passe a été interceptée. Le demi défensif John Ojo a ramené le ballon jusque dans la zone des buts.

Après un quart, le Rouge et Noir tirait de l'arrière par 14 points. Au deuxième quart, les Eskimos ont ajouté 22 points. Le mal était fait.

Pour s'amuser, ils en ont inscrit une dizaine de plus dans la deuxième demie.

En 2014, dans une année pénible où elle avait subi 16 revers en 18 parties, l'unité défensive d'Ottawa n'avait jamais été autant malmenée.

«Nous formons un groupe très fier. Ce match-là, il va vraiment falloir passer par-dessus. Il ne donne pas une bonne indication de ce que nous représentons», estime Pruneau.

Ce qui est bien, c'est que le Rouge et Noir aura la chance de se racheter très rapidement

Ils affronteront de nouveau les Eskimos dans moins d'une semaine. Vendredi prochain, le match revanche entre les deux clubs sera présenté à la Place TD. «Malgré le score du dernier match, je demeure convaincu que nous pouvons nous mesurer à cette équipe-là. Ils ne sont pas de meilleurs athlètes que nous. Ils ont juste mieux exécuté leur plan de match.»

Sur le bord du canal Rideau, dans six jours, les deux équipes partiront sur des bases égales. Elles auront toutes les deux bénéficié d'une grosse semaine pour se reposer.

Jeudi, les Esks avaient plus d'énergie en banque. Ça crevait les yeux.

Leur dernier match remontait au 27 juin.

Leurs adversaires disputaient une deuxième partie en six jours.

«Ce serait une excuse facile. Trop facile. Nous n'allons pas l'utiliser», a lancé l'entraîneur-chef Rick Campbell vendredi.

Il a ensuite reconnu que pour connaître du succès, son équipe doit jouer avec énergie. «Nous n'avions pas d'énergie jeudi. Nous étions juste un peu trop lents», dit-il.

«Quand mon équipe saute sur le terrain, avant chaque partie, je suis convaincu que nous avons une chance de gagner. Ce n'était pas différent cette semaine. Nous n'avons pas gagné.»

«Tout ça ne nous servira toutefois pas d'excuse, martèle l'entraîneur. La saison est longue. L'important, c'est de savoir répondre. Il va falloir se relever et bien réagir quand nous aurons la chance de renouer avec nos partisans dans quelques jours.»

Des tests pas très concluants

Henry Burris n'a pas terminé le match de jeudi. Au quatrième quart, Rick Campbell a choisi de laisser son vétéran quart-arrière sur les lignes de côté.

Dans les circonstances, Burris ne s'en tirait quand même pas trop mal. Il a complété 20 de ses 36 passes. Ses statistiques se comparaient presque à celles de son vis-à-vis, Matt Nichols.

Campbell a retiré Burris, entre autres, afin d'offrir à ses deux réservistes une opportunité de jouer. Ça n'a pas été très concluant.

Danny O'Brien a été le premier à s'exécuter. Le colosse du Minnesota a complété seulement six de ses 11 passes tentées. Il a également été à l'origine d'un échappé.

Thomas DeMarco est arrivé en toute fin de match. Il a eu le temps de lancer deux ballons. L'une d'entre-elles a été interceptée par le demi de coin des Eskimos Patrick Watkins.

Mince consolation: le Rouge et Noir a également réussi une interception dans cette partie. Spectaculaire, à part ça. Dans une de ses rares gaffes de la soirée, Nichols a donné le ballon au joueur de ligne défensive d'Ottawa Zack Evans. Le colosse de 295 livres a sprinté jusque dans la zone des buts.

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