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Le coordonnateur à l'attaque du Rouge et Noir... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le coordonnateur à l'attaque du Rouge et Noir Jason Maas a passé ses 12 premières années au Canada à Edmonton.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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La lune de miel entre le Rouge et Noir d'Ottawa et son nouveau coordonnateur à l'attaque se poursuit.

Jason Maas a d'excellentes raisons de sourire. Son équipe n'a pas subi la défaite, jusqu'à maintenant, en saison régulière.

Elle a marqué trois touchés dans le match inaugural à domicile, samedi dernier.

Le grand patron, le directeur général Marcel Desjardins, est satisfait.

«La communication dans les réunions d'équipe me semble excellente. Jason est en charge. Ça paraît. Ça roule bien jusqu'à date», a-t-il déclaré dans une brève mêlée de presse.

Maas aura de fraîches raisons de sourire dans les prochaines heures.

Le Rouge et Noir s'envolera vers Edmonton ce matin. Il affrontera les Eskimos demain soir, au Commonwealth Stadium.

Le coordonnateur a de nombreux amis à Edmonton. Il a longtemps été le quart-arrière des Eskimos.

«Edmonton, c'est la ville où j'ai passé mes 12 ou 13 premières années au Canada. Je travaille toujours en Alberta durant la saison morte. Dans un sens, j'ai l'impression de ne jamais avoir quitté.»

On savait que certains joueurs de la Ligue canadienne de football devaient occuper différents petits boulots dans la saison morte pour mieux parvenir à payer l'hypothèque.

Certains entraîneurs le font aussi, visiblement.

«Il faut bien gagner sa vie», a dit Maas dans un haussement d'épaules, avant de partager les détails de son deuxième boulot. Il occupe un poste de vendeur auprès d'une firme qui se spécialise dans la gestion de champs pétrolifères.

«Je travaille dans ce domaine depuis 2008. Je viens donc de compléter ma huitième année. J'adore ça. Dans les ventes, il faut rencontrer des gens. Il faut leur parler, il faut les intéresser, il faut les convaincre.»

Construire l'attaque

Étrangement, toutes ces qualités peuvent l'aider dans le coaching.

«Un entraîneur doit motiver ses joueurs. Il doit enseigner. Il doit aussi, dans un certain sens, vendre ses idées, ses concepts.»

Maas n'est pas entièrement satisfait du rendement de son attaque jusqu'à maintenant. Il est convaincu que ses troupiers sont capables de mieux. «Nous avons bien fait bouger le ballon dans les premières parties, mais nous avons aussi laissé des points sur le terrain.»

«L'attaque, au football, ça se construit un peu chaque jour. Le succès n'arrive jamais instantanément», estime-t-il.

Maas n'a pas transformé tout seul l'attaque ottavienne. Il attribue lui-même une large part des récents succès au travail des joueurs de ligne. Ceux-ci protègent Henry Burris mieux que l'année dernière.

Les colosses de la ligne sont supervisés par un autre nouvel entraîneur, Bryan Chiu.

Maas, lui, se dit particulièrement fier de constater que six receveurs ont capté trois passes ou plus jusqu'à présent.

«Ma philosophie en tant qu'entraîneur consiste à impliquer le plus de gens possible. Si nous envoyons plusieurs receveurs sur le terrain, il faut trouver un moyen de tous les utiliser. Si Henry a le temps de prendre les bonnes décisions sur le terrain, le ballon devrait être distribué de façon équitable.

sstlaurent@ledroit.com

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