Tous les yeux rivés sur Burris

Avec la malédiction qui semble frapper les quarts-arrière... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Avec la malédiction qui semble frapper les quarts-arrière dans la LCF, une attention particulière sera portée à Henry Burris.

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Henry Burris entamera le premier match à domicile du Rouge et Noir, mais est-ce qu'il sera en mesure de le compléter?

La question se pose à quelques heures de la visite des Lions de la Colombie-Britannique, samedi soir, à la Place TD. Cinq équipes ont déjà perdu les services de leur quart-arrière partant. Tout ça avant même la fin de la deuxième semaine d'activité dans la LCF.

Jeudi à Winnipeg, ce fut le tour à Drew Willy de se faire plaquer solidement. Il rejoint les Darian Durant, Jonathan Crompton et Mike Reilly sur la liste des blessés. C'est sans compter que Ricky Ray a entamé la saison à l'infirmerie.

«C'est incroyable de voir cette hécatombe... C'est inquiétant», a avoué Burris, l'aîné des quarts à l'âge de 40 ans.

Pas blessé souvent

Ce dernier a été chanceux durant sa quinzaine de saisons dans la Ligue canadienne. Il n'a jamais été blessé sérieusement après avoir été sonné par un adversaire.

«J'ai raté presque une saison complète en raison d'une blessure à un genou. Une blessure subie en raison du gazon artificiel et non un plaqué», a rappelé Burris, qui n'avait disputé que trois parties en 1999 chez les Stampeders de Calgary.

Burris ne s'inquiète pas pour son sort contre les Lions. Le Rouge et Noir a pris les moyens pour bien le protéger en 2015, embauchant le bloqueur SirVincent Rogers.

L'impact a été immédiat.

Burris n'a été victime que d'un sac contre les Alouettes, la semaine dernière, à Montréal. Puis Rogers s'est porté à la défense de son coéquipier lorsque des joueurs adverses le narguaient après des jeux.

Ce qui préoccupe le vétéran quart, c'est plutôt son rendement. Il veut connaître un meilleur début de match que lors de la sortie précédente.

«On apprend à se connaître. Ça s'en vient bien, même s'il reste encore un peu de travail. Je ne peux pas promettre que d'autres pépins ne se reproduiront pas.»

Henry Burris

Les Alouettes l'avaient intercepté à trois reprises durant la première demie. Deux ont été le résultat de mauvaises décisions de sa part. L'autre? Un problème de communication entre un coéquipier et lui.

«On apprend à se connaître. Ça s'en vient bien, même s'il reste encore un peu de travail. Je ne peux pas promettre que d'autres pépins ne se reproduiront pas», a-t-il averti.

Burris a hâte de jouer. Il avait aussi hâte de se coucher tôt, hier. Il avait dû se lever au petit matin afin d'effectuer une tournée de stations de radio et télé de la capitale.

Tout ça pour mousser le premier match local des siens.

Être craint

Les amateurs ont hâte de voir si le Rouge et Noir pourra dupliquer son exploit de la semaine précédente et gagner un deuxième match consécutif pour la première fois de sa jeune histoire. «Cette victoire est un aperçu de ce dont nous sommes capables», a soutenu le demi défensif Abdul Kanneh, qui a réussi un sac contre les Alouettes.

Un plaqué qui a mis fin à la saison d'un autre quart, Dan LeFevour.

«Les équipes adverses doivent nous craindre. Car si elles n'ont pas peur de notre défensive, ça veut dire que nous ne faisons pas notre travail correctement», a ajouté Kanneh.

Anthony Alix... (Martin Roy, LeDroit) - image 4.0

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Anthony Alix

Martin Roy, LeDroit

Alix, le botteur... et cogneur

Il n'adore pas seulement botter. Anthony Alix aime bien lancer le ballon.

«Et aussi plaquer», précise le joueur québécois du Rouge et Noir. Le botteur de dégagement l'a démontré, la semaine dernière, dans une victoire à Montréal.

Alix a réussi un jeu truqué sur un troisième essai qui a pavé la voie, quelques minutes plus tard, au premier touché des siens. Il a porté le ballon sur neuf verges au lieu de le dégager, profitant au passage de quelques beaux blocs de ses coéquipiers.

«J'ai déjà joué au rugby pendant quatre ans en France avant de déménager au Québec, souligne-t-il. J'aime courir. J'aime frapper. J'étais excité quand les entraîneurs m'ont donné le feu vert. Il restait quatre verges à gagner pour le premier essai.»

Un jeu que le Rouge et Noir a répété à quelques reprises durant ses entraînements. Un jeu qui a plu à Alix, embauché en mai.

«J'étais excité de venir à Ottawa car je sais à quel point l'équipe aime les jeux truqués. Ils en ont tenté neuf l'an dernier. Les entraîneurs ont vu qu'ils pouvaient me faire confiance.»

Mais ce que ses patrons veulent avant tout, c'est qu'il réussisse ses bottés de dégagement. Ce qui ne fut pas toujours le cas durant le camp d'entraînement.

Ce qui avait poussé le directeur général Marcel Desjardins à dire qu'Alix et Delbert Alvarado, qui s'occupe des bottés de placement, s'avéraient un point d'interrogation pour le Rouge et Noir. Un commentaire qui n'avait pas échappé aux deux principaux intéressés.

Le duo a répondu en connaissant une bonne sortie contre les Alouettes.

«J'étais un peu stressé avant cette partie. Ça faisait deux ans que je n'avais pas joué dans la ligue, note Alix, qui avait évolué chez les Argonauts de Toronto en 2012.

«Je devais bien faire, sinon on allait peut-être me tasser.»

C'est tout le contraire qui s'est produit. On l'a gardé à Ottawa. Il est encore membre à part entière du Rouge et Noir. Et ce ne serait pas surprenant de le voir à nouveau impliqué dans un jeu truqué contre les Lions, samedi soir, à la Place TD.

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