La victoire fait du bien au Rouge et Noir

Le Rouge et Noir a disposé des Alouettes... (La Presse Canadienne)

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Le Rouge et Noir a disposé des Alouettes par la marque de 20-16 lors de son premier match de la deuxième saison de son histoire, jeudi soir à Montréal.

La Presse Canadienne

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(MONTRÉAL) Le botteur Delbert Alvarado qui arrose avec une bouteille les partisans du Rouge et Noir dans les estrades. Quelques secondes plus tard, ses coéquipiers Marlon Smith, Jovon Johnson et Ernest Jackson célèbrent avec ses mêmes partisans en multipliant les poignées de main.

À quelques pas d'eux sur le terrain, l'entraîneur-chef Rick Campbell reçoit une douche froide de la part de ses joueurs.

Une victoire, ça ne change pas le monde, sauf que...

«Ça fait beaucoup de bien au moral. On dirait qu'on vient de gagner un championnat. Et c'est le fun pour nos partisans», a avoué le secondeur Antoine Pruneau au lendemain du gain de 20-16 des siens contre les Alouettes, à Montréal.

«Ça ne me dérange pas de recevoir une autre douche pareille, si ça signifie que nous gagnons un autre match», a lancé pour sa part Campbell devant une poignée de journalistes au stade Percival-Molson.

Ça fêtait fort chez le Rouge et Noir qui a vécu une saison longue et frustrante en 2014. Une année marquée par deux petits gains et surtout dix matches perdus par la marge de 10 points et moins.

Cette équipe trouvait mille et une façons de bousiller une avance durant l'an 1.

«J'ai répété à la mi-temps aux joueurs que les bonnes équipes trouvent des façons de gagner. C'est ce que nous avons fait. Nous n'avons pas donné le ballon au dernier quart. Nous avons achevé l'adversaire.»

Pas de revirement durant ce dernier quart de jeu. L'attaque des Alouettes n'a jamais eu l'occasion de fouler le terrain dans les quatre dernières de jeu.

«Les choses changent tranquillement. Ce n'est pas la même équipe que l'an dernier, a soutenu Jackson, un des cinq receveurs d'impact embauchés durant l'hiver.

«Cette victoire va aider énormément à la confiance des joueurs. Ça se voit déjà sur les différents visages dans le vestiaire», a-t-il noté.

On verra bien lors du prochain match. Les Lions de la Colombie-Britannique débarqueront en ville le 4 juillet pour ouvrir la saison à domicile du Rouge et Noir à la Place TD.

Misez un petit deux que Jackson sera motivé. Il affrontera son ancienne équipe.

Jeudi, il a fait paraître le directeur général Marcel Desjardins pour un génie, captant sept passes pour 74 verges. Les autres nouveaux receveurs, Chris Williams, Greg Ellingson et Brad Sinopoli ont récolté respectivement 67, 44 et 38 verges.

Seul Maurice Price a été discret avec une réception.

Jackson, lui, préférait parler de la défensive. «Elle nous a gardés dans ce match avec des interceptions et de gros plaqués», a-t-il rappelé.

Des plaqués d'Abdul Kanneh et Antoine Pruneau ont blessé les quarts Dan LeFevour et Jonathan Crompton. C'est sans compter l'ailier Kalonji Kashama qui a rabattu une passe.

Trois joueurs qui étaient des recrues en 2014.

«Le travail de notre défensive ne me surprend pas. Elle a un an de plus d'expérience et ça paraît», a mentionné Campbell.

Une unité qui a limité les Alouettes à un placement en deuxième demie.

Au total, elle n'a alloué que des gains de 188 verges.

«Quand tu vois un pointage si bas, ça montre qu'il y a de bonnes choses qui ont été faites, a soutenu Pruneau.

«Nous travaillons fort pour devenir la meilleure défensive. Nous sommes jeunes. Nous sommes physiques. On l'a vu dans ce match. Nous ne prenons pas de fierté à blesser, mais ça démontre que nous terminons nos plaqués. Ça regarde bien pour le reste de la saison.»

Ce bon départ a été récompensé par les propriétaires du Rouge et Noir, qui ont permis aux joueurs de rester une nuit additionnelle à Montréal au lieu de revenir immédiatement à Ottawa après la victoire.

Un Burris chancelant

Henry Burris se dirigeait vers l'un de ses pires matches en carrière.

Le quart-arrière du Rouge et Noir avait été intercepté à trois reprises dans les 28 premières de jeu. Il était en voie de bousiller le solide travail d'une ligne offensive qui ne l'avait jamais aussi bien protégé l'an dernier.

Les amateurs avaient déjà commencé à réclamer sa tête sur les médias sociaux à la mi-temps. L'équipe n'avait inscrit alors que cinq points via un placement et un touché de sûreté accordé par les Alouettes.

«J'ai multiplié les mauvaises décisions. J'étais incertain durant la première demie, a avoué Burris. Il s'agit de ma sixième année de suite que je dois assimiler une nouvelle attaque. Je savais qu'il y aurait des pépins dans les premières parties. Mais je n'avais jamais pensé que je lancerais trois interceptions en début de match...»

Ses coéquipiers l'ont calmé dans le vestiaire, paraît-il.

«J'ai commencé à courir un peu plus avec le ballon en deuxième demie, a-t-il noté. J'ai commencé à prendre de meilleures décisions.»

Ses 16 années d'expérience dans la LCF lui ont bien servi dans les dernières minutes du match pour écouler le temps au tableau indicateur.

«C'était le fun de voir des gars effectuer de gros jeux devant moi. Des gars comme Chris, Brad, Ernest et Greg capter des passes. Ça fait du bien à la confiance. Nous commençons à croire que nous pouvons gagner.»

Burris a terminé la soirée en ayant complété 23 de ses 36 passes pour des gains de 263 verges et un touché.

Il a ajouté 35 verges au sol, portant le ballon à six reprises.

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