Desloges dans le noir

Vincent Desloges attend de savoir si le Rouge... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Vincent Desloges attend de savoir si le Rouge et Noir veut de lui.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le camp d'entraînement du Rouge et Noir d'Ottawa prendra fin ce soir alors qu'il tiendra une pratique et une partie simulée sur le terrain du Complexe Mont-Bleu, à Gatineau.

Après, ce sera la nuit des longs couteaux, car son alignement devra être réduit à 46 joueurs, plus un alignement de pratique et les blessés, au cours de la journée de vendredi.

Pour les joueurs qui tentent encore de s'assurer d'un poste, ces dernières heures du camp sont remplies d'anxiété. C'était le cas hier pour le Québécois Vincent Desloges, un joueur de ligne défensive qui tente de mériter un poste sur les unités spéciales maintenant qu'il a terminé son stage universitaire avec le Rouge et Or de Laval.

Travail, travail, travail

Lors du dernier entraînement tenu hier à l'université Carleton, celui-ci n'a pas obtenu beaucoup de répétitions alors que les réguliers continuent leurs préparatifs en vue du début de la saison régulière. Il s'est donc entraîné en solitaire après coup, pratiquant ses feintes contre un appareil conçu spécialement à cet effet (un tackling dummy).

«Si je veux continuer à m'améliorer, il faut que je continue à travailler par moi-même et en faire plus. Je suis habitué à plus de reps, c'est certain, mais je ne peux pas me plaindre, je respecte ça», confiait-il après coup, encore essoufflé par l'effort.

Un ailier défensif de 6'1» et 235livres, ce qui est considéré comme petit pour jouer dans les tranchées, Desloges a surtout joué sur les unités spéciales lors des deux parties hors-concours du Rouge et Noir, deux défaites. Il pense avoir montré qu'il pourrait tirer son épingle du jeu chez les pros. Mais a-t-il confiance d'avoir une place sur l'alignement?

«On ne sait jamais, mais je pense que oui. En fait, je ne sais pas trop comment prendre ça. Je ne sais même pas si je vais jouer (lors du match simulé de ce soir). Ils ont des joueurs à évaluer, mais pour ma part, je n'ai vraiment aucune idée, ce sont les entraîneurs qui vont décider. J'ai joué un peu en défensive et sur les unités spéciales (lors des deux parties hors-concours) et je pense que je peux jouer en défense. Mais pour t'améliorer et tout comprendre (le système), il faut être sur le terrain», dit-il.

Ce choix de septième ronde en 2014 en est à son deuxième camp d'entraînement et il ne sera pas fâché de le voir prendre fin pour avoir une meilleure idée d'où il s'en va. «Je ne suis pas nerveux, je suis plus content de voir la fin arriver afin d'être branché et d'avoir l'heure juste», ajoutait le joueur originaire de St-Augustin-de-Desmaures, en banlieue de Québec, patelin également du nouveau champion de la coupe Stanley, l'ancien Sénateur Antoine Vermette.

Sur la ligne

L'entraîneur-chef Rick Campbell a mentionné que le dernier entraînement et le match simulé de ce soir à Gatineau pourraient faire la différence pour certains joueurs qui sont «sur la ligne»: «Certaines choses ne sont pas décidées encore, on va donc prendre tout en considération (après ce soir)... Ils vont porter des épaulettes et ils vont se frapper un peu, mais on veut surtout voir qui connaît ses responsabilités et peut faire son travail à haute vitesse. On veut aussi voir qui continue à s'améliorer et qui a plafonné. Ceux dont la flèche pointe vers le haut, tu veux les garder parce qu'ils s'améliorent chaque jour», a-t-il souligné, pas déçu du tout de voir qu'il y a eu une petite escarmouche entre joueurs de ligne à la fin de la pratique d'hier.

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