Pruneau, le pneu de secours

Antoine Pruneau a occupé le poste de botteur... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Antoine Pruneau a occupé le poste de botteur au secondaire, au collégial et un peu au niveau universitaire aussi.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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L'entraînement était terminé depuis une dizaine de minutes. Antoine Pruneau s'amusait à effectuer des bottés.

Tout ça sous le regard de l'entraîneur des unités spéciales du Rouge et Noir, Don Yanowsky, hier matin, à l'université Carleton.

Ce dernier lui refilait quelques conseils ici et là.

«Je suis le botteur de l'équipe en cas d'urgence», a lancé le secondeur québécois au journaliste du Droit. Au départ, on croyait à une blague.

Mais Pruneau ne riait pas. Il était sérieux. «C'est vrai. Si nos deux botteurs se blessent durant le match, c'est moi qu'on envoie sur le terrain, a-t-il raconté.

«J'ai déjà été botteur dans le passé. Je n'avais manqué aucun placement durant ma carrière à l'école secondaire.»

Pruneau a aussi occupé ce rôle au Collège Montmorency. Les Carabins de l'Université de Montréal l'avaient aussi comme solution de rechange.

«Je peux effectuer des placements et des bottés d'envoi, a-t-il assuré. Mais pas les bottés de dégagement.»

De la façon dont les choses se déroulent ces jours-ci dans la capitale, le Rouge et Noir pourrait devoir se tourner vers son pneu de secours.

Des mauvaises langues diront que ça ne peut pas être pire que la situation actuelle.

Les trois joueurs en lice pour le poste de botteur ont connu leur part de ratées. Anthony Alix et Delbert Alvarado ont manqué des placements en plus de jongler avec le ballon lors des deux parties hors-concours à Hamilton et Québec.

Quant à la recrue John Mark, il traîne une blessure.

La patience du Rouge et Noir semble tirer à sa fin. «Nous devons être meilleurs que ça, a avoué hier le directeur général Marcel Desjardins.

«C'est décevant. Les gars ici possèdent les habiletés. Ils l'ont démontré durant les pratiques et même par moments en partie. Mais peut-être que les matches s'avèrent trop importants pour eux... Ça te fait réfléchir...»

Desjardins avoue que son club est toujours en mode recherche. Il confirme avoir discuté avec le vétéran Paul McCallum, agent libre et meilleur botteur de précision en 2014 dans la LCF.

Sauf que l'ancien joueur des défunts Roug Riders hésite à délaisser l'Ouest canadien.

Il possède une agence immobilière à Vancouver et des problèmes de santé plomberaient le quotidien d'un membre de sa famille en ce moment.

Pour l'instant, Alvarado s'occupera des placements et des bottés d'envoi tandis qu'Alix s'occupera des dégagements.

Cinq minutes après que son patron eut discuté avec la presse, Alix ratait un botté de dégagement, le ballon s'est retrouvé dans les... estrades. «What the F"* was that», a lancé à voix haute un de ses coéquipiers en voyant la scène.

Le botteur québécois n'a pas donné suite aux demandes d'entrevues de la presse locale après l'entraînement. Alvarado, lui, s'est pointé.

«Ce ne fut pas une bonne performance de ma part samedi, surtout que les entraîneurs avaient exprimé publiquement leur confiance envers moi. Mais en tant que botteur, tu dois avoir une mémoire sélective et oublier ce genre de partie. Je préfère me rappeler mes bons coups, dont un placement de 40 verges que j'ai réussi et un plaqué que j'ai effectué sur les unités spéciales.»

mcomtois@ledroit.com

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