Sous le regard de Russ Jackson

Henry Burris profite d'une petite pause pendant l'entraînement... (Patrick Woodbury)

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Henry Burris profite d'une petite pause pendant l'entraînement du Rouge et Noir pour saluer l'ancien quart-arrière Russ Jackson.

Patrick Woodbury

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Il fêtera bientôt ses 79 ans, mais Russ Jackson se tient toujours droit comme un chêne. Ajoutez à cela que l'ancien quart-arrière étoile possède encore quelques bons réflexes sur un terrain de football.

Un exemple?

L'ancien numéro 12 des défunts Rough Riders d'Ottawa a évité un plaqué impliquant deux joueurs le long des lignes de côté, mercredi matin, lors du quatrième jour du camp d'entraînement du Rouge et Noir. Il avait décidé d'effectuer une visite-surprise à l'université Carleton.

«Je ne cours plus aussi vite, a-t-il lancé plus tard à la blague à des gens qui le taquinaient.

«Ma femme participe en ce moment au 54e anniversaire de sa cohorte d'infirmières. C'est uniquement un groupe de dames. Puisque j'étais dans le coin, j'ai décidé de faire un tour ici.»

Ça, et sa curiosité a été piquée durant l'hiver lorsque la direction a multiplié les embauches spectaculaires au poste de receveurs.

Jackson a suivi de près la nouvelle incarnation du football professionnel à Ottawa. Il a assisté à plusieurs parties la saison dernière à la Place TD. Il a tiré le même bilan que tous ces amateurs qui ont aidé l'organisation à faire salle comble.

«L'an passé, l'équipe aurait dû gagner au moins quatre ou cinq parties de plus. Ils ont laissé filer des victoires en fin de match», a rappelé Jackson, qui a remporté la coupe Grey à trois reprises.

Le septuagénaire avait le sourire devant les trois journalistes de la presse écrite qui assure la couverture quotidienne du Rouge et Noir. Il a dit se sentir bienvenu dans le giron de la franchise.

«Les propriétaires sont des gens de la place. Des hommes d'affaires qui ont grandi à Ottawa. Je n'avais pas un bon feeling avec les Renegades. J'avais l'impression que ces personnes n'étaient pas impliquées pour les bonnes raisons. Ils voulaient générer des profits. Et on sait tous que dans la LCF, tu ne fais pas d'argent, a-t-il expliqué.

Bons souvenirs

«Je sais que ce groupe-ci ne laissera pas cette aventure se solder par un échec. De plus, il n'a pas oublié le passé du football à Ottawa. Il a réussi à bien l'intégrer à la nouvelle équipe.»

Une statue en bronze de l'ancien entraîneur Frank Clair a été érigée à la Place TD. Un mur a été réservé pour afficher tous les numéros retirés des défunts Riders, dont celui de Jackson.

«J'avoue que lorsque j'ai marché sur le terrain la première fois l'an dernier, j'ai eu des souvenirs de certains plaqués que j'ai encaissés ici et là!»

L'entraîneur-chef Rick Campbell a interrompu la séance d'entraînement afin de présenter Jackson à son équipe au milieu du terrain. Quelques joueurs ont tenu à saluer la légende du football canadien, dont le centre-arrière Patrick Lavoie.

«Juste de la façon dont il serre la main, tu sens que c'est un gagnant, a souligné le joueur québécois. C'est l'emblème du football à Ottawa.»

Russ Jackson a rappelé que son premier camp d'entraînement dans la capitale nationale remontait à 1958.

«Personne ne s'attendait à ce que je sois le quart-arrière de l'équipe à l'époque. Je m'étais même taillé un poste en tant que demi défensif. Mais les deux quarts partants s'étaient blessés et j'étais la seule option qui restait en ville! On m'a lancé dans la mêlée et j'ai appris sur le tas.»

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