Desloges confiant de faire sa place chez le Rouge et Noir

Vincent Desloges ne cracherait pas sur un poste... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Vincent Desloges ne cracherait pas sur un poste au sein des unités spéciales. «Ça me convient, ça reste du football», juge-t-il.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Après Antoine Vermette et Alex Chiasson, Vincent Desloges espère être le prochain produit de St-Augustin-de-Desmaures à gagner sa vie dans le sport professionnel.

Ancien coéquipier de Chiasson (l'attaquant québécois des Sénateurs) chez les novices au hockey dans cette banlieue de Québec, l'ailier défensif issu du Rouge et Or de l'université Laval a confiance en ses moyens alors qu'il participe à son deuxième camp d'entraînement avec le Rouge et Noir d'Ottawa, dont il a été un choix de septième ronde au repêchage de 2014.

Un gros, c'est un gros

Il a beau être considéré comme petit à 6' 1" et 235 livres à sa position d'ailier défensif, celui qui a dominé le football universitaire canadien avec 12 sacs du quart la saison dernière vise une place sur les unités spéciales à la fin du camp.

«J'ai toujours été un des plus petits et parfois, ils (les joueurs de ligne offensive) ne me respectent pas trop. Ici, il n'y a quand même pas de surhommes, ils ont deux bras et deux jambes comme moi. Les joueurs de ligne pèsent autour de 300 livres, comme à l'université, et mes feintes marchent autant sur eux. Ça reste un gros qui recule, il y a moyen de le contourner», racontait-il vendredi matin après la dernière pratique du camp des recrues.

Desloges se disait «moins stressé» qu'à sa première expérience au camp, l'an passé.

Le dg Marcel Desjardins a remarqué ça lui aussi.

«Il a certainement plus de confiance dans la façon qu'il se comporte, ce qui est important. C'est dur à dire, quand on parle de lui, on dit qu'il a quelque chose d'un peu différent. Il y a une petite étincelle quand c'est son tour, il y a quelque chose en lui, the switch goes on, comme on dit», note Desjardins.

«On a déjà plusieurs ailiers défensifs canadiens. Est-ce qu'il peut apporter un autre élément après (Justin) Capicciotti qui a eu beaucoup de sacs (11 l'an dernier)? Qui est le prochain Canadien qui va mettre de la pression sur le quart-arrière? Ça, c'est une question à laquelle il faut répondre pendant le camp d'entraînement», ajoute-t-il.

Desloges est prêt à faire ses classes sur les unités spéciales, comme il l'avait fait avec le Rouge et Or. «Mes deux premières années, je n'avais pas mis le pied sur le terrain aucune fois, sauf quand la partie était gagnée. Mais j'étais sur toutes les unités spéciales. Ça me convient, ça reste du football», dit-il.

Une game de ratio

Son premier objectif est évidemment d'obtenir une première chance de faire ses preuves en partie hors concours à Hamilton le 8 juin. Par la suite, la deuxième rencontre préparatoire contre les Alouettes de Montréal sera présentée au stade du PEPS de l'Université Laval, où il a connu tellement de bons moments. Il souhaite être du rendez-vous, il va sans dire.

«On ne sait jamais ce qui peut arriver à un tel camp. C'est tellement une game de ratio entre Canadiens et Américains. J'imagine qu'ils vont prendre les 20 meilleurs Canadiens et ensuite on verra. C'est entre les mains des entraîneurs, moi, je vais me concentrer sur mon football. Mais ce serait certainement le fun de rejouer devant parents et amis à Québec. Il y a plusieurs gars de Québec ici et peut-être qu'on pourrait devenir l'équipe de Québec, contrairement aux Alouettes. J'aimerais bien que ça le devienne et que j'en fasse partie», confiait-il.

Ça lui donnerait une chance de renouer avec Alex Chiasson quand il reviendra en ville en septembre, en présumant que le joueur autonome avec compensation signera un nouveau contrat avec les Sénateurs.

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