Ottawa déniche un sosie de Troy Polamalu

Le numéro 42 John Kanongata'a ne fait pas... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le numéro 42 John Kanongata'a ne fait pas jaser uniquement pour ses talents au football, mais aussi pour son allure physique.

Etienne Ranger, LeDroit

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John Kanongata'a ne passe pas inaperçu chez le Rouge et Noir.

D'abord en raison de son nom de famille peu commun. «Mes parents ont grandi sur les Îles Tonga, dans le Pacifique», souligne ce secondeur né à Seattle, dans l'État de Washington.

Ajoutez à cela son gros tatouage tribal sur le bras droit. On y retrouve notamment le drapeau du pays natal de sa maman et son papa.

Et il y a sa chevelure. Longue, épaisse et foncée. La plus impressionnante parmi la trentaine de recrues qui se sont rapportées à l'entraîneur-chef Rick Campbell et ses adjoints ces derniers jours.

Une crinière qui se termine au bas de son numéro 42 dans le dos.

«Les gars le taquinent depuis le début du camp. Ils le surnomment Troy Polamalu», fait remarquer Campbell en riant.

Polamalu, c'est l'ancienne vedette défensive des Steelers de Pittsburgh, dans la NFL. Sa longue coupe de cheveux était sa marque de commerce. Même que la compagnie Head & Shoulders l'avait embauché pour mousser ses shampoings.

Sens de l'humour

Kanongata'a trouve ses coéquipiers bien drôles. «J'espère bien devenir aussi bon que Troy Polamalu», lance-t-il du tac au tac.

Le joueur de 5' 10" a commencé sa journée du bon pied hier, réussissant une interception qui a été vite applaudie par les instructeurs.

«Sur le premier jeu de l'entraînement. Ça fait du bien de commencer une pratique de cette façon», avoue Kanongata'a, qui a disputé trois saisons à Montana, dans la NCAA.

On l'a vu apparaître à Ottawa en fin de saison dernière au sein de l'équipe d'entraînement. Il avait patienté tout le printemps et l'été afin que la NFL lui fasse signe. Son rêve était de rejoindre chez les pros ses cousins Haloti Ngata et Fili Moala, qui évoluent respectivement chez les Lions de Détroit et Colts d'Indianapolis.

«Le téléphone n'a jamais sonné chez moi, relate-t-il.

«Ottawa est l'équipe qui me donne une première opportunité chez les pros. Ça me touche beaucoup.»

Une occasion qu'il compte saisir afin de permettre à sa mère - qui travaille 12 heures par jour - de prendre sa retraite et rejoindre son conjoint sur les Îles Tonga.

«Mon père construit en ce moment là-bas une maison pour elle et lui. Elle va déménager là-bas une fois que je me déniche un emploi. Je suis le dernier de cinq enfants», souligne l'athlète, qui a un jumeau.

«Mais il n'a pas les cheveux longs comme moi», tient-il à préciser, sourire en coin.

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