Un nouveau nom sur le radar

Un produit de la Ligue de football scolaire... (Courtoisie, Université St-FX)

Agrandir

Un produit de la Ligue de football scolaire de l'Outaouais, Ron Omara, intéresse autant les équipes de la NFL que de la LCF.

Courtoisie, Université St-FX

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il a grandi à Aylmer, non loin de l'école primaire Vieux-Verger, rêvant de faire carrière dans le football professionnel. Ces jours-ci, Ron Omara cogne à la porte du circuit le plus prestigieux en Amérique du Nord.

Le secondeur qui fait 6'2» et 240 livres revient tout juste d'un super camp d'évaluation de la NFL en Arizona. Il a passé le week-end à tenter d'épater les dépisteurs et dirigeants des 32 équipes, des Patriots de la Nouvelle-Angleterre aux Cowboys de Dallas en passant notamment par les 49ers de San Francisco.

«Ça s'est bien déroulé. Je suis très heureux de ma performance. De toute façon, je n'avais rien à perdre», a raconté ce produit de la Ligue de football scolaire de l'Outaouais, hier, de retour au domicile de ses parents.

Omara était inconnu de ces clubs, il y a un an. Mais une participation au Défi Est-Ouest, qui réunissait des espoirs des rangs universitaires canadiens en mai, lui a permis de se faire connaître.

Puis il s'est inscrit à un camp régional d'évaluation de la NFL à Chicago après sa quatrième et dernière saison chez les X-Men de l'Université St-FX, en Nouvelle-Écosse. Des formations ont bien aimé ce qu'ils ont vu de lui. On l'a invité au super camp.

Un parcours qui rappelle celui du joueur de ligne québécois David Foucault en 2014. Il a fini par mériter un contrat de la part des Panthers de la Caroline, revêtant l'uniforme pour six parties en 2014.

Omara ignore s'il sera aussi chanceux.

Aucune équipe n'a discuté avec lui ou son agent dans les derniers jours. Ça ne le surprend pas.

«Ils (dirigeants) ne te jasent pas là-bas. Ils te regardent sur le terrain et restent de glace. Ensuite, ça jase entre eux. Ils délibèrent.»

L'ancien joueur des Gee Gees de l'école secondaire D'Arcy-McGee sera fixé sur son sort dans les heures qui suivront la conclusion du repêchage de la NFL en mai. Les clubs se dépêchent habituellement à mettre sous contrat des joueurs canadiens n'ayant pas été sélectionnés.

Ce fut le cas en 2007 avec le receveur gatinois Éric Deslauriers.

Et si jamais Omara ne reçoit pas d'appel, il ne se retrouvera pas les mains vides.

La Ligue canadienne de football (LCF) l'attend.

Son nom figure sur la liste des 40 joueurs conviés ce week-end à Toronto en vue du camp principal d'évaluation des espoirs du prochain repêchage du circuit Orridge.

«Je suis un passionné de football. Je me considère chanceux de pouvoir vivre à fond cette passion en ce moment. Mon but depuis que je pratique ce sport, c'est de pouvoir en faire une carrière», a rappelé Omara, qui a touché à un ballon pour la première fois à l'âge de 14 ans.

Et cette carrière, ça lui importe peu si elle se déroule aux États-Unis ou Canada. Plusieurs de ses anciens coéquipiers au football mineur chez les Giants de North Gloucester, les Sooners d'Ottawa et les Panthers de Cumberland, ont fait le saut dans les rangs pros. C'est le cas notamment du Franco-Ontarien Christo Bilukidi, qui évolue maintenant chez les Ravens de Baltimore.

Qui sait, peut-être que le sort voudra que Ron Omara aboutisse chez le Rouge et Noir, à Ottawa.

«Il y aurait plusieurs avantages de rester à la maison, de côtoyer les gens avec lesquels j'ai grandi. Ça serait formidable de jouer à Ottawa. Mais je ne suis pas difficile à satisfaire. Je veux simplement me retrouver au sein d'une équipe qui me donnera une véritable occasion de me faire valoir.»

mcomtois@ledroit.com

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer