Lavergne s'offre la coupe Vanier

Pier-Yves Lavergne.... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Pier-Yves Lavergne.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le match avait pris fin depuis quelques secondes sur une note spectaculaire. Ses coéquipiers et lui venaient de gagner la coupe Vanier par un maigre point devant plus de 22000 spectateurs au stade Percival-Molson.

Pier-Yves Lavergne ne pouvait pas contenir ses émotions. «Les larmes sont sorties, a relaté le secondeur gatinois des Carabins de Montréal, hier, au lendemain de cette conquête en finale du football universitaire canadien.

«C'était un mélange d'un peu tout, dont de la joie», a-t-il pris le soin d'ajouter.

D'abord, c'était son anniversaire de naissance. L'étudiant-athlète en maîtrise en management a eu 25 ans samedi au même moment que les Carabins gagnaient 20-19 contre les Marauders de McMaster.

«J'ai eu droit à la plus belle des Fêtes, a-t-il avoué.

«La barre va être assez élevée pour les autres années», a enchaîné Lavergne en riant.

Mais surtout, le jeune homme s'est rappelé le parcours parsemé de défis qui l'a amené au sommet.

Une route qui a commencé par réchauffer le banc à l'école secondaire Hormisdas-Gamelin. Muté de position dans les rangs collégiaux au Cégep de l'Outaouais, il n'avait pas été recruté par une équipe universitaire.

Lavergne a tenté sa chance chez les Gee Gees d'Ottawa, perçant l'alignement. Là-bas, il a brillé, étant sélectionné au Défi Est-Ouest réunissant les meilleurs espoirs en vue du repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF).

La poursuite de ses études l'a amené à passer chez les Carabins en 2013.

«Cette victoire, c'est l'aboutissement de toutes ces années d'effort. Je suis rentré dans le football par la porte arrière. Je ne l'ai pas eu facile, mais je n'ai jamais lâché, peu importe ce qui arrivait, a-t-il relaté.

«Là, je peux partir sur mes propres termes. Quitter avec une victoire, c'est la meilleure fin possible.»

Il y a toutefois un bémol.

Oui, c'est la conclusion d'un chapitre. Celui du football universitaire. Mais ses épaulettes ne seront pas remisées de façon permanente.

Le grand saut

Pier-Yves Lavergne conserve espoir de jouer dans les rangs professionnels. Snobé au repêchage au printemps, il avait été invité au camp des recrues des Alouettes de Montréal en mai.

Un club de la LCF l'avait même contacté afin de se joindre à son équipe d'entraînement durant la saison. Mais le principal intéressé avait décliné afin de pouvoir disputer une cinquième et dernière année dans les rangs universitaires.

Chez les Carabins, il complétait un trio gatinois avec les recrues Jonathan Boissonneault-Glaou et Julien Choquette-Daigneault.

«Aujourd'hui, je m'en félicite d'avoir pris cette décision, a soutenu Lavergne. Ce fut une bonne décision. Je n'étais peut-être pas prêt à faire le saut chez les pros. J'ai connu de très bonnes éliminatoires au sein des unités spéciales.»

Un rendement qui devrait justement lui valoir un appel d'une des neuf formations du circuit Cohon. Peut-être même du Rouge et Noir d'Ottawa, qui entretient de bonnes relations avec l'entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia.

Mais hier, Lavergne ne pensait qu'à une chose. Du repos. Beaucoup de repos.

«C'est une journée de congé avant que la vie reprenne son cours lundi (...) J'ai un petit sprint de travaux de fin de session à remettre au début de décembre.»

Champion athlète samedi, simple étudiant lundi. C'est un peu ça la réalité du sport universitaire.

Mcomtois@ledroit.com

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