Coups d'épaule et poignées de main

Jonathan Boissonneault-Glaou a participé à la victoire historique... (Photo James Hajjar, Photo de courtoisie)

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Jonathan Boissonneault-Glaou a participé à la victoire historique des Carabins sur le Rouge et Or, dimanche.

Photo James Hajjar, Photo de courtoisie

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Ces jours-ci, Jonathan Boissonneault-Glaou multiplie les poignées de main un peu partout où il se promène à l'Université de Montréal.

Non, le joueur de football originaire de Hull n'a pas troqué ses épaulettes pour un complet de politicien. Il reçoit plutôt des «bravos», «bon travail» et autres mots d'encouragement.

Étudiants, enseignants et employés félicitent ses coéquipiers des Carabins et lui pour leur victoire en finale de la coupe Dunsmore, le week-end dernier, à Québec. Une victoire historique de 12-9 qui mettait fin à une domination du Rouge et Or de l'université Laval.

«C'est drôle de voir tout le monde venir te féliciter quand tu marches sur le campus. C'est le fun. J'apprécie le moment», avoue Boissonneault-Glaou au bout du fil.

On le félicite surtout pour la première coupe dans les 13 ans d'existence de l'équipe de football, mais on lui souhaite aussi bonne chance.

Car les Carabins participeront maintenant au match de la coupe Uteck, la demi-finale nationale. Une partie qui se déroulera samedi au centre sportif de l'Université de Montréal.

La place sera pleine. Et quelque part dans les estrades, il y aura une partisane plus bruyante que les autres. Son nom? Annette Boissonneault.

La maman monoparentale de ce secondeur de 21 ans, transformé en ailier défensif à son arrivée chez les Carabins. Elle l'aime bien son Jonathan.

«Elle tripe autant que moi sur le football, confie fiston, qui fait 6'0 et pèse 230livres.

«C'est ma plus grande fanElle assiste à tous mes matches. Je peux compter sur les doigts d'une main le nombre de parties qu'elle a manquées.»

Sa mère ne se limite pas seulement à crier des mots d'encouragement. «Des fois, elle a des tatouages sur les joues. Elle se donne à fond.»

On sent la fierté dans la voix de Boissonneault-Glaou, qui a mis à l'épreuve la patience de sa maman plus d'une fois durant son enfance en Outaouais.

L'appel des épaulettes

Le jeune homme a étudié à l'école primaire du Plateau avant de prendre la direction du séminaire de Trois-Rivières pour ses années au secondaire. Les East Generals d'Ottawa, qui évoluent dans la National Capital Amateur Football Association (NCAFA), ont été sa première équipe civile.

«La première fois que j'ai vu un match de football à la télé, je me suis dit qu'il fallait que j'essaie ça.»

Depuis, c'est le coup de foudre. Depuis ses premiers pas avec des épaulettes, il continue à rouler à fond de train.

On aurait pu le surnommer justement «Le Train» dans les rangs collégiaux chez les Cougars de Champlain, à Lennoxville. L'an dernier, il a réussi 16,5 plaqués, dont huit sacs du quart, en quatre matches seulement.

Une des nombreuses statistiques qui en ont fait un joueur sollicité par les formations universitaires.

Pourquoi les Carabins? Parce que Jonathan Boissonneault-Glaou voulait étudier à la Polytechnique en génie mécanique. «Ç'a pesé beaucoup dans ma décision, explique-t-il. Puis, gagner une première coupe dans l'histoire d'un programme de football, ça m'intéressait.»

Le sort a voulu que cette conquête se produise dès sa saison inaugurale chez les Carabins. Une année de rêve puisque les entraîneurs l'ont inséré dans l'alignement dès le premier match.

«Je ne m'attendais pas à jouer autant, à avoir le titre de partant durant toute la saison, surtout en tant que recrue dans une grosse équipe.»

Il se plaît chez les Bleus. Tellement qu'il a décidé d'imiter plusieurs de ses coéquipiers avant le début des éliminatoires, se rasant à son tour sa grosse touffe de cheveux. Visiblement, la coupe a porté chance.

Boissonneault-Glaou et sa bande ont déjà une coupe, la Dunsmore, en banque. Ils pourraient en ajouter deux autres dans les neuf prochains jours.

Une victoire samedi contre les Bisons du Manitoba propulsera l'équipe au match de la coupe Vanier devant leurs propres partisans à Montréal.

Ça sent la conclusion logique à une saison de rêve pour un petit gars de Hull, non? Ça voudrait aussi dire d'autres poignées de main et des tapes dans le dos.

mcomtois@ledroit.com

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