Antoine Pruneau se fait remarquer

Antoine Pruneau a été supris d'apprendre qu'il était... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Antoine Pruneau a été supris d'apprendre qu'il était nommé meilleur joueur canadien du mois d'octobre. D'autant plus que le secondeur du Rouge et Noir ne savait pas que cet honneur existait.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Quand on lui a dit qu'on s'apprêtait à lui décerner le titre de joueur canadien par excellence dans la Ligue canadienne de football, pour le mois d'octobre, Antoine Pruneau était surpris.

Il savait qu'il avait connu un bon mois au bureau. En quatre parties, jusqu'ici, il a complété 22 plaqués en défensive. Il en a réussi un autre dans les unités spéciales. Il a réussi un sac du quart lors d'un match à Hamilton. Il a rabattu deux passes.

Il a été surpris... parce qu'il ne se doutait même pas que cet honneur individuel existait!

«Ça me fait plaisir, c'est certain. C'est juste que je suis un joueur défensif. Je serais donc encore plus content si on m'avait décerné le prix de joueur défensif par excellence. Le titre de meilleur joueur canadien, c'est comme un titre de deuxième ordre si on veut», réagit-il.

Un leader

Pruneau n'est pas ingrat. Il est ambitieux. Ce trait de personnalité lui a permis de gravir les échelons beaucoup plus rapidement que prévu durant sa première campagne dans la LCF. Il lui permet maintenant d'être considéré comme un des piliers de l'équipe d'expansion. Il lui permet d'être sérieusement considéré pour le prix de recrue par excellence dans tout le circuit Cohon.

L'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell, ne se doutait pas non plus que Pruneau avait des chances de remporter un prix individuel pour le travail accompli durant le mois d'octobre.

Il faut dire que, depuis le début de la saison, le demi à l'attaque des Stampeders de Calgary, Jon Cornish, avait la mainmise sur cette distinction mensuelle.

«On vient de me le dire, je le sais depuis environ 20 secondes. C'est bon», a lancé l'entraîneur-chef en français.

«C'est un honneur pleinement mérité. Nous lui en avons beaucoup demandé cette saison. Il s'est fort bien acquitté de ses tâches. Il joue à une position très difficile qui lui demande de réfléchir beaucoup. Pour connaître du succès en tant que secondeur dans notre ligue, il faut aussi être sérieusement doué. Antoine ne recule devant personne. Il est toujours prêt à relever un défi. Pour cette raison, je suis content de voir que d'autres personnes soulignent son bon travail», a-t-il enchaîné dans sa langue maternelle.

Pruneau ne s'attendait pas vraiment à recevoir un prix à cette période de l'année parce qu'il n'a pas l'impression d'avoir encore atteint un niveau d'excellence.

Loin d'être parfait

«Je suis loin de la perfection», a-t-il dit à deux reprises, dans sa rencontre avec les médias francophones, hier.

«Je ne suis plus le joueur que j'étais en arrivant ici. Ça été un processus. J'ai essayé de me concentrer sur un aspect différent de mon développement chaque semaine. Je suis loin de la perfection, mais je suis définitivement un meilleur joueur que j'étais dans la première semaine de la saison régulière.

Nous nous trouvons maintenant dans l'avant-dernière semaine de la saison. Le Rouge et Noir accueillera les Tiger-Cats de Hamilton, demain soir, dans ce qui sera le dernier match à la Place TD, cet automne.

«Je suis persuadé que c'est une équipe que nous pouvons battre», lance l'ancien du Collège Laval.

Le Ti-Cats ont vaincu Ottawa deux fois en deux parties, jusqu'ici.

«Ça ne change rien. On veut gagner. C'est le même processus pour tout le monde. Ceux qui sont ici depuis le début, comme moi, veulent gagner. C'est la même chose pour les nouveaux. On est là pour gagner.»

sstlaurent@ledroit.com

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