Les Gee Gees ont déniché leur Pinball

Vincent Campbell semble avoir un don pour les... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Vincent Campbell semble avoir un don pour les retours de botté. En deux matches (deux défaites) avec l'Université d'Ottawa, il maintient une moyenne de 28,5 verges gagnées par botté.

Étienne Ranger, LeDroit

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Vincent Campbell a un don. Un peu comme le personnage de Néo dans la trilogie La Matrice.

La remarque fait rire la recrue des Gee Gees d'Ottawa et spécialiste des retours de botté. «Je vois les choses se dérouler un peu au ralenti devant moi», a-t-il avoué, hier, avant l'entraînement quotidien de l'équipe de football.

L'an dernier, l'athlète de 5'10 et 190 Livres avait réussi deux touchés sur des retours de botté dans les rangs collégiaux québécois chez les Griffons du Cégep de l'Outaouais. Le week-end dernier à Toronto, il pensait bien avoir fait le même coup à son deuxième match en carrière dans le circuit universitaire canadien.

Campbell avait ramené le ballon sur 95 verges jusque dans la zone des buts. Mais une pénalité a annulé ce qui aurait dû être son premier touché en carrière.

«Je ne peux pas en vouloir à mes coéquipiers. Ce sont des choses qui font partie du match», a soutenu le numéro84.

Ce n'est pas la première fois qu'il voyait ses efforts s'envoler aussi vite qu'un mouchoir des mains d'un officiel.

«L'an passé, j'avais eu deux touchés qui ont été refusés en raison de pénalité», a-t-il noté.

Un petit deux que l'étudiant en criminologie va se reprendre assez vite. Il a conservé une moyenne de 28,5 verges par retour de botté lors du dernier match contre les Lions de l'université York.

«À ma première année au football à l'âge de 12 ans, j'avais déjà une facilité à retourner des bottés de dégagement. C'est bizarre. Je ne sais pas trop comment l'expliquer. Je vois les trous qui se créent devant moi.»

Puis il y a toujours ses feintes.

Campbell est capable de changer de direction aussi rapidement qu'une balle dans une machine à «pinball».

Grosse commande

Les Gee Gees auront besoin de sa magie sur le terrain demain. Énormément.

Il s'agira de leur premier match à domicile après deux revers humiliants sur la route. Des défaites de 63-18 et 47-36 qui font dire à certains que cette équipe aura de la misère à gagner une fois cet automne.

Et leur prochain adversaire sera les champions en titre de la coupe Vanier, les Marauders de McMaster.

Vincent Campbell demeurait optimiste.

«C'est la différence entre des équipes gagnantes et les autres. Quand tu reçois un coup, tu te relèves. C'est la force des Gee Gees. Nous sommes prêts à passer à un autre match et oublier ce qui s'est passé le week-end dernier», a-t-il assuré.

Cette rencontre aura un cachet particulier.

D'abord, il s'agira de sa première joute locale aux côtés de son frère Julien, un joueur de ligne défensive.

«Nos parents, qui sont nos plus gros partisans, seront là», a noté le plus jeune des Campbell.

Puis cette partie sera disputée au parc Beckwith, près de Carleton Place. Les Gee Gees joueront à cet endroit cette saison puisque les travaux de construction de leur nouveau stade, situé près du campus, ne sont pas exécutés.

«Ça va être excitant, mais ça va être différent aussi. On va jouer chez nous, mais en même temps, ce n'est pas chez nous. Ça se trouve à 45 minutes d'Ottawa», a avoué Campbell.

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