Giroux et Brière ont chamboulé Berlin

Julian Talbot (au centre) est devenu défenseur lorsque... (Sylvain St-Laurent, LeDroit)

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Julian Talbot (au centre) est devenu défenseur lorsque Claude Giroux et Daniel Brière se sont greffés aux Ours Polaires.

Sylvain St-Laurent, LeDroit

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(BERLIN) L'arrivée de Claude Giroux et Daniel Brière au beau milieu de la saison a bouleversé le quotidien des Ours Polaires de Berlin. Partager son vestiaire avec deux grosses vedettes en lock-out n'a pas que des bons côtés.

Ce soir, par exemple, lorsque les Pingouins de Krefeld seront en visite à l'aréna O2 World, l'ailier canadien des Ours Matt Foy se retrouvera dans le quatrième trio.

Foy est un marqueur naturel qui a déjà inscrit 61 buts en 68 matches chez les 67's d'Ottawa de la LHOntario. Il n'est pas à sa place dans un quatrième trio.

Pour Julian Talbot, un autre ancien des 67's, c'est encore pire. Depuis le jour où les deux stars sont débarquées, il n'y a même plus de place pour lui à l'attaque. À 27 ans, il doit apprendre la position de défenseur.

«Je ne suis pas un mauvais patineur et j'ai toujours été responsable dans les deux sens de la patinoire. J'imagine que c'est pour ça qu'on m'a muté», dit-il, en s'exprimant comme un vrai joueur d'équipe.

«Il existe une grande tradition gagnante à Berlin. Tant et aussi longtemps que cette tradition est maintenue, personne ne va se plaindre.»

De toute façon, les statistiques personnelles de Talbot n'ont pas trop souffert. Il a inscrit 36 points en 49 parties en tant que centre la saison dernière. Il en a récolté 13 en 14 matches en alimentant Giroux et Brière depuis la ligne bleue cette saison.

Deuxième trio

Le quotidien des Ours Polaires a changé, mais certaines traditions ont été maintenues.

Par exemple, même si Giroux et Brière ont amassé ensemble 37 points à leurs huit premières parties dans la Ligue d'élite allemande, ils évolueront au sein du deuxième trio de leur équipe ce soir.

Sous l'entraîneur-chef Don Jackson, le premier trio a toujours été celui du capitaine.

Et comme le capitaine actuel André Rankel n'évolue pas avec les deux francos...

«C'est une superstition personnelle. Pour moi, le capitaine doit être à l'avant-plan à tous les points de vue. J'ai été chanceux depuis mon arrivée à Berlin. J'ai toujours été appuyé par des leaders de qualité», explique l'homme de 56 ans qui connaît bien la région d'Ottawa. Il a secondé Jacques Martin derrière le banc des Sénateurs pendant trois saisons, entre 2001 et 2004.

Jackson n'a jamais craint la réaction de Giroux et Brière en les insérant au sein de son deuxième trio.

Il leur accorde suffisamment de temps de glace pour leur permettre de garder la forme. «De toute façon, depuis leur arrivée, ils ont été fantastiques. Ce ne sont pas des paroles lancées en l'air, vous savez. Leur attitude a vraiment été impeccable. Nous avons la chance de côtoyer deux bons joueurs et deux individus de qualité. Ils ont vraiment les succès de l'équipe à coeur. Ils essaient d'assimiler notre système de jeu et ce n'est pas toujours évident. Avec nos défenseurs qui se portent constamment à l'attaque, nous avons l'air d'une bande organisée dans un climat de confusion complet.»

Jackson se fait davantage de souci pour les autres joueurs de son équipe. Ceux avec lesquels il devra compléter la saison si jamais le lock-out prendra fin.

La façon dont un club européen gère l'utilisation de ses mercenaires lock-outés peut avoir un impact sur l'esprit d'équipe.

«Dans d'autres villes, c'est un problème, croit-il. Ce n'est pas le cas ici et il faut veiller à ce que le climat ne change pas.»

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