Ces soldats ont été déployés trois jours seulement avant les cérémonies d'ouverture de vendredi et signifient qu'au total 18200 soldats britanniques seront chargés de la sécurité durant les Jeux de Londres - contre les 9500 qui sont présentement sur le terrain en Afghanistan. Cette décision est survenue après que le Cabinet eut discuté de la sécurité pour les JO.
«À l'approche du plus grand événement pacifique jamais organisé par notre pays, les ministres ont été clairs à l'effet qu'il ne fallait rien laisser au hasard», a commenté le secrétaire chargé des Jeux olympiques Jeremy Hunt par voie de communiqué.
»JO saufs et sécuritaires»
«Le gouvernement continue de croire que nous pourrons présenter des Jeux olympiques saufs et sécuritaires.»
Le gouvernement avait mis les soldats sur un pied d'alerte il y a quelques jours, mais avait suggéré que c'était une mesure préventive qui ne serait probablement pas appliquée.
L'annonce d'hier est une autre gifle pour la firme de sécurité G4S, qui ne sera vraisemblablement pas en mesure de remplir son contrat pour les Jeux Olympiques.
Des milliers de soldats britanniques ont été déployés après avoir obtenu un court préavis afin de combler les lacunes au niveau de la sécurité.
Certains d'entre eux ont dû annuler leurs vacances, tandis que d'autres viennent tout juste de terminer leur mandant en Afghanistan.
Excuses insuffisantes
Le directeur exécutif de G4S, Nick Buckles, a reconnu que l'échec de son entreprise à embaucher suffisamment d'agents de sécurité pour les Jeux de Londres embarrassait le pays.
Il s'est excusé la semaine dernière alors qu'il était interrogé par des parlementaires britanniques furieux, qui ont suggéré que ses «excuses» n'étaient pas suffisantes.
Certains des parlementaires veulent que l'entreprise, l'une des firmes de sécurité les plus importantes au monde, paie la facture pour le déploiement des militaires supplémentaires, en plus de devoir faire face à des pénalités financières pour avoir échoué à remplir son contrat.
Le premier ministre britannique, David Cameron, a promis de «poursuivre» G4S si elle ne remplit pas sa part du contrat en défrayant les coûts relatifs au déploiement de soldats additionnels.