Retour tout en douceur pour Natasha Watcham-Roy

Natasha Watcham-Roy a participé à une brève cérémonie... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Natasha Watcham-Roy a participé à une brève cérémonie en son honneur jeudi au Cégep Heritage.

Etienne Ranger, LeDroit

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La petite communauté du rugby en Outaouais a tenu à souligner comme il se doit le retour à la maison de Natasha Watcham-Roy, la médaillée de bronze des derniers Jeux olympiques de Rio.

La jeune femme de Chelsea a été honorée lors d'une brève cérémonie sur le terrain du Cégep Heritage, dont elle a porté les couleurs en plus d'en être l'entraîneur il y a quelques années, après quoi elle s'est amusée à jouer avec des jeunes membres des Gladiateurs RFC, son ancien club (alors connu comme le club du Hull-Volant).

L'ancienne de l'Université d'Ottawa profite toujours d'un congé bien mérité dans son patelin après avoir réalisé son rêve de participer aux Olympiques.

Et même si elle n'est à la maison que depuis un peu plus d'une semaine, elle estime être bien retombée sur terre après sa belle expérience en sol brésilien. «Ça va bien, c'est excitant de voir ma famille et mes amis. Ça fait du bien de revenir sur terre après avoir eu du bon temps, vécu des moments incroyables (à Rio)», a confié Watcham-Roy.

Il ne lui reste plus beaucoup de temps pour savourer ces moments en famille alors que dès la semaine prochaine, elle retournera à Victoria, en Colombie-Britannique, pour reprendre l'entraînement avec l'équipe nationale en vue du début de la saison de la Série mondiale de rugby à sept, qui débute en octobre.

«On sent qu'il y a un engouement pour le rugby à sept après Rio, j'espère que les gens vont réaliser qu'ils peuvent continuer à suivre nos matches, qui sont tous présentés en ligne. On va espérer que le rugby va continuer à se développer alors que beaucoup de monde nous parle de notre sport, qu'il y a beaucoup d'intérêt. Les gens ont pu voir aux Olympiques à quel point c'est un sport excitant», souligne-t-elle.

«On va espérer que le rugby va continuer à se développer alors que beaucoup de monde nous parle de notre sport, qu'il y a beaucoup d'intérêt.»

Natasha Watcham-Roy
médaillée de bronze à Rio

Comme elle n'a que 24 ans, Watcham-Roy entend poursuivre sa carrière de joueuse de rugby à temps plein pour un autre cycle de quatre ans, menant aux Jeux de Tokyo en 2020. «C'est ce que j'ai toujours rêvé de faire», lance-t-elle.

Il reste à voir ce que ses exploits avec Équipe Canada pourront avoir comme impact au niveau du recrutement de joueuses dans sa région natale, où le rugby féminin est déjà en assez bonne santé.

«Depuis trois ou quatre ans, la tendance est au gros développement. On a multiplié le nombre d'équipes dans les écoles secondaires de la région par deux, et au niveau féminin, on a la seule ligue régionale RSEQ au Québec. L'équipe du Cégep Heritage a atteint la finale au niveau provincial. On a le club des Gladiateurs qui est dans une ligue de développement, mais qui est assez fort pour le calibre au-dessus. Ça prend probablement 15 ans pour qu'un sport trouve un rythme de croisière et avoir une génération de joueurs qui vont arriver à un bon niveau... On voit un bon développement, il y a plus de filles que de gars qui jouent au rugby, et avoir une médaillée de bronze comme Natasha, c'est un atout majeur, même si on ne peut pas compter juste sur ça», soulignait Didier Périès, le président de l'Association régionale de rugby.

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