La pression a fait mal à Brinck-Croteau

Le Gatinois Maxime Brinck-Croteau, lors de son duel... (Laurent Kalfala, AFP)

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Le Gatinois Maxime Brinck-Croteau, lors de son duel contre le Russe Vadim Anokhin. Dominant pendant de longues minutes, il s'est finalement incliné en prolongation 15-14.

Laurent Kalfala, AFP

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Certains journalistes qui ont suivi son combat à distance ont parlé d'une «défaite amère». Maxime Brinck-Croteau a subi l'élimination dès le départ, mardi, dans la ronde des 32 du tournoi d'épée de Rio.

Or, quelques heures plus tard au bout du fil, l'escrimeur gatinois ne semblait pas particulièrement amer. «Je suis très satisfait. Je suis même très fier de la manière que j'ai tiré», déclare-t-il.

«C'est certain que j'aurais aimé obtenir un résultat différent. Mais avec un peu de recul, je constate que j'ai fait ce que je devais faire dans 99% du match.»

Brinck-Croteau a perdu un match serré. Il s'est incliné 15-14 devant le Russe Vadim Anokhin.

Il semblait destiné à un meilleur sort. Au terme des deux premières manches de l'affrontement, il menait 10-6. À un certain moment, il détenait même une avance de 14-11.

«Le match se déroulait vraiment bien. Mes jambes réagissaient bien. Mes mains réagissaient bien. Je dominais. Je réalisais que j'avais des chances de l'avoir.»

«À 14-11, j'ai vraiment réalisé qu'il ne me restait qu'une petite touche à faire pour gagner le match. C'est à ce moment que la pression a kické-in. Au même moment, mon adversaire réalisait qu'il n'avait plus rien à perdre. Ses jambes étaient soudainement moins coincées. Sa main était plus patiente...»

Anokhin a créé l'égalité dans les dernières secondes de l'affrontement. Il a inscrit le point gagnant dans les premières secondes de la prolongation.

«Le gros problème avec les Jeux olympiques, c'est la pression qui vient de la famille, des médias, des supporters. Mon but, ici, c'était vraiment de ne pas craquer sous la pression.»

Force est de constater qu'il lui reste un peu de chemin à parcourir.«C'est juste de l'apprentissage», dit l'ancien du club d'escrime Le Masque de Fer.

«J'étais quand même confronté à un adversaire très fort. Il a déjà gagné un Grand Prix. Je ne sais plus trop où il se situe sur l'échiquier mondial parce que je n'ai pas vraiment consulté les classements dernièrement, mais je sais qu'il a occupé le septième rang plus tôt cette année.»

Les yeux vers Tokyo?

Brinck-Croteau est âgé de 30 ans. Ses commentaires laissent présager qu'il est prêt à poursuivre sa carrière d'athlète. Il pourrait viser une deuxième participation aux Jeux olympiques, à Tokyo, dans quatre ans.

Il ne sera certainement pas trop vieux. Il tient à souligner que le Hongrois Geza Imre s'est rendu jusqu'au bout à Rio. Il est né en 1974. Il est donc âgé de 41 ans.

Faudra bien entendu que le corps tienne le coup. Jusqu'à tout récemment, Brinck-Croteau était embêté par de sérieux problèmes à une hanche. «Ça me faisait si mal que j'avais du mal à enfiler mes bas, le matin.»

Dernièrement, ça va mieux. Il a commencé à travailler avec un ami, ancien tireur, qui entreprend une deuxième carrière dans le domaine de la santé. À la fois chiropracticien et physiothérapeute, Nader Abdelkader ferait des petits miracles. «Dans les deux derniers mois, depuis que je travaille avec lui, la douleur a beaucoup diminué. Je ne pense même plus à la chirurgie. Ma situation se gère très bien.»

Il n'est cependant pas prêt à s'engager tout de suite pour une autre olympiade.

«On va gérer un problème à la fois. Dans la dernière année, ma hanche me faisait souffrir. L'an prochain, ça pourrait être autre chose.»

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