Les trajets en autobus payants de Farah Jacques

Farah Jacques sera une des quatre représentantes de... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Farah Jacques sera une des quatre représentantes de la Belle Province à se produire dans les épreuves d'athlétisme au Brésil.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Vingt ans après avoir aidé le Canada à vaincre les États-Unis sur leur propre piste et gagner l'or au relais 4 x 100 m, Glenroy Gilbert renoue avec les Jeux olympiques.

L'ancien athlète d'Ottawa dirigera l'équipe de sprints en athlétisme. Une de ses athlètes? Farah Jacques, cette Montréalaise d'origine haïtienne qui demeure à Gatineau depuis 2012 tout en étudiant à l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

Une jeune femme qu'il connaît bien. Il l'a pris sous son aile, il y a trois ans, au stade Terry-Fox.

Gilbert se rappelle encore de leur première discussion. Jacques tentait un retour à la compétition après une absence d'un an en raison d'une blessure à une cheville. «Je ne suis pas surpris de la voir à Rio. C'était son but quand elle m'a approché pour que je devienne son entraîneur. Je lui avais toutefois dit que si elle n'était pas sérieuse ou dédiée, je ne perdrais pas mon temps avec elle», relate l'ancien champion olympique.

«C'est facile de dire que tu veux participer aux Jeux. C'est une autre chose d'y mettre le temps, les efforts et ne jamais baisser les bras.»

Un Exemple de persévérance

À ce sujet, Glenroy Gilbert aime offrir un exemple concret.

L'hiver, Farah Jacques s'entraîne à l'intérieur du dôme Louis-Riel, dans le secteur Orléans.

«Pendant un bon bout de temps, elle prenait l'autobus quatre fois par semaine pour aller courir là-bas. Elle devait attendre à l'arrêt au froid, dans la neige et dans le noir. Elle revenait à la maison tard. Mais jamais elle n'a manqué un rendez-vous. Ça aurait été si facile de dire j'arrête tout...»

La femme de 26 ans assure n'avoir jamais songé à agiter le drapeau blanc, de lâcher et passer à autre chose. «Quand j'ai rencontré mon coach, il m'avait demandé pourquoi je voulais revenir. Je ne sentais pas que j'avais tout donné. Je sentais que je pouvais aller plus vite. Je lui ai dit que je voulais faire les Jeux olympiques. Il m'a demandé de lui faire confiance. Il m'a dit que je devais être prête à travailler.»

Ça va crier un peu partout quand sa binette passera au petit écran durant les épreuves d'athlétisme aux JO. Farah Jacques compte sur une grosse famille. Très grosse. Elle possède cinq frères, deux petites soeurs et plusieurs petits neveux.

«J'ai des oncles. Une tonne. Nous avons tous grandi ensemble. Mes grands-parents ont eu neuf enfants. Tous ces gens ont eu des enfants à leur tour. Les réunions de famille, c'est malade. On n'a pas besoin d'amis. Juste la famille suffit.»

«Des tantes à Paris qui m'envoyaient des messages après ma qualification. Des cousines d'Haïti qui m'écrivaient.»

Sa mère aussi était heureuse. À quel point? Les premiers mots qu'elle lui a transmis quand elle a été nommée au sein de l'équipe olympique? «Je te l'avais dit. J'ai prié! J'ai prié pour ça!»

Un petit deux que maman va prier à nouveau durant les Jeux.

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