Natasha Watcham-Roy et sa queue de cheval

Natasha Watcham-Roy (au centre) et ses coéquipières participeront... (Sean Kilpatrick, PC)

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Natasha Watcham-Roy (au centre) et ses coéquipières participeront au premier tournoi olympique en rugby à sept de l'histoire des Jeux.

Sean Kilpatrick, PC

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La fille de Gatineau sera facile à reconnaître sur le terrain de rugby aux Jeux olympiques.

«Je suis la seule joueuse de l'équipe canadienne qui porte une queue de cheval si haute que ça», souligne Natasha Watcham-Roy au bout du fil. Puis du même souffle, elle ajoute un autre détail.

«J'ai aussi un tatouage mandala sur l'avant-bras. En fait, une moitié.»

L'autre moitié, on le retrouve sur le bras de sa mère Kathryn Watcham. «Ça représente l'unité et la persévérance pour moi», précise Watcham-Roy, qui a justement dû trimer dur afin de se tailler une place au sein de la formation olympique canadienne.

Des blessures l'ont tenu à l'écart du jeu pendant sept des neuf derniers mois. Pas évident pour une jeune athlète âgée de 24 ans qui tente de déloger des vétérantes.

L'ancienne capitaine des Gee Gees de l'Université d'Ottawa a manqué quatre tournois des Séries mondiales. Elle a renoué avec l'action lors de la dernière étape en France au mois de mai.

Ce fut suffisant pour convaincre le coach John Tait de lui octroyer un des 12 billets vers Rio. «Je n'ai jamais baissé les bras. En fait, j'ai réalisé à quel point le rugby m'a manqué.»

Un sport qu'elle pratique depuis la huitième année à l'école Philemon-Wright. «Nous étions un groupe de filles que le directeur a recruté en nous vantant l'idée de pouvoir frapper un sac de rugby, relate la jeune femme parfaitement bilingue.

«Quand tu es jeune, ça fait du bien de frapper quelque chose de toutes tes forces!»

Ajoutez à cela que ses frères avaient commencé aussi à apprivoiser ce sport. L'ainé Keegan a gravi les échelons avant qu'une blessure le pousse à une retraite hâtive.

On le devine assez rapidement: ça se plaquait dans l'arrière-cour des Watcham-Roy.

Ce que confirme la seule fille du clan. «[Keegan] est beaucoup trop gros pour moi», laisse-t-elle tomber en riant.

Cette dernière a porté les couleurs du Hull-Volant sur la scène locale. Elle a gagné l'or dans l'uniforme canadien aux Universiades d'été en 2014.

Après avoir empoché des diplômes en sciences de la santé et psychologie, Watcham-Roy a pris une décision importante. Ce fut direction vers la Colombie-Britannique, quelques jours après le jour de l'An 2015 afin de rejoindre le centre national d'entraînement de Rugby Canada.

Tout ça avec un seul but en tête. De faire partie de ces pionnières qui participeront au premier tournoi olympique en rugby à sept.

Maintenant que cet objectif a été réalisé, en voilà un nouveau. Et il s'avère encore plus ambitieux. «Gagner la médaille d'or», souligne Watcham-Roy.

Ambitieux, mais réaliste.

Ses coéquipières et elle sont classées troisièmes au monde. Seules l'Australie et la Nouvelle-Zélande les devancent.

«Mais l'écart est si mince entre plusieurs équipes. Tout peut arriver, surtout si une des formations décide de prendre congé pendant quelques minutes dans un match.»

Peu importe ce qui arrivera, tout sera documenté à la mitaine.

Watcham-Roy trainera un crayon et son journal intime avec elle à Rio. «Toute ma vie dans le rugby se retrouve dans ces pages, explique-t-elle. J'aime bien parfois prendre un peu de temps pour relire certains passages, me rappeler des choses que j'ai vécues ou apprises.»

Qui sait, le prochain chapitre de son journal intime relatera peut-être sa marche vers le podium olympique.

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