Les karatékas rêvent déjà à Tokyo

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Le CIO a officialisé l'ajout du karaté au programme olympique, mercredi. «Un vote unanime», a tenu à souligner Denis Beaudoin, qui dirige des karatékas depuis quatre décennies en Outaouais.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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L'ajout du karaté au menu des Jeux olympiques en 2020 à Tokyo a été applaudi dans les dojos de l'Outaouais.

La région s'avère une puissance sur la scène nationale, formant année après année des champions depuis deux décennies. «C'est une nouvelle que nous attendions depuis longtemps», avoue Camélie Boisvenue, une des vedettes montantes de ce sport de combat.

La vice-championne des Jeux panaméricains possède plusieurs titres juniors et se prépare maintenant à attaquer les rangs seniors. Elle participera cet automne aux championnats du monde en Autriche.

«À partir d'aujourd'hui, les Jeux olympiques deviennent un objectif pour moi. Un objectif réalisable, ajoute Boisvenue, âgée de 19 ans, qui a gagné l'argent le mois dernier à la Coupe mondiale jeunesse en Croatie. «Ça tombe parfaitement pour moi. On dit que nous atteignons notre plein potentiel à la mi-vingtaine.»

Dans son cas, elle aura 23 ans quand le karaté effectuera ses débuts aux JO.

Une vitrine pour le sport

Le Comité international olympique (CIO) a officialisé l'ajout de cinq sports au programme des jeux, mercredi. «Un vote unanime», a tenu à souligner Denis Beaudoin, qui dirige des karatékas depuis quatre décennies en Outaouais.

En voilà un autre qui se réjouissait de la nouvelle.

«C'est excitant car ça va aider la promotion de notre discipline sportive. Nous aurons maintenant droit à une vitrine médiatique importante, a raconté l'entraîneur gatinois.

«Pour nos athlètes, ça leur ajoute une autre possibilité. Auparavant, le plus loin que tu pouvais te rendre, c'était les championnats du monde.»

Ce qui l'excite encore plus? L'Outaouais sera bien placé pour envoyer un karatéka aux JO.

Beaudoin estime qu'il y a «quatre à cinq» athlètes capables de batailler pour obtenir un rare billet en 2020. Car les places seront limitées. Il y aura seulement six catégories de poids en combat, trois chez les hommes et trois chez les femmes. Tout indique qu'un maximum de 60 athlètes sera permis.

À cela s'ajouteront, en principe, 20 autres participants en kata.

En plus du karaté, le CIO a accepté l'ajout de l'escalade, le skateboard, le surf de même que le baseball-softball. Ce qui portera à 33 le nombre de sports dans quatre ans à Tokyo.

Le golf et le rugby à sept se sont greffés au menu des Jeux à Rio.

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