Faire le plein... de gomme avant Rio

La pentathlète Melanie McCann a grandi à Mount... (Julien Chamberland, Archives La Tribune)

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La pentathlète Melanie McCann a grandi à Mount Carmel en Ontario. Mais elle habite à Ottawa depuis 2010.

Julien Chamberland, Archives La Tribune

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Avant de se pointer à l'aéroport pour son vol vers Rio, Melanie McCann prévoyait visiter un supermarché afin de faire des provisions.

Une petite balade dans la section des friandises se trouvait au menu. «Je vais m'assurer d'amener beaucoup de gommes à mâcher aux Jeux, explique l'étudiante de l'Université Carleton. Ça, et des barres énergisantes.»

Non, ce ne sera pas pour cet espoir de médailles en pentathlon moderne.

«C'est pour mes entraîneurs, fait valoir l'athlète âgée de 26 ans. J'aime bien les nourrir. Ce sont des petits trucs que j'ai appris au fil des ans. Des moyens pour les aider à chasser le stress pendant qu'ils me regardent en compétition. J'ai ma petite liste de bouffe que je veux acheter pour eux.»

McCann, qui a grandi à Mount Carmel en Ontario, est déménagée à Ottawa en 2010 afin de se rapprocher de ses divers entraîneurs qui demeurent dans la capitale nationale.

Ça, et poursuivre ses études, elle qui possède déjà un diplôme de technologue en génie civil du Southern Alberta Institute of Technology.

Tiens, John Hawes l'aide en natation. Paul ApSimon dirige l'équipe d'escrime à l'Université d'Ottawa, tandis que le Gatinois Michael Woods, qui participera aux Jeux en cyclisme, l'a pris sous son aile en athlétisme, lui qui a déjà été un des meilleurs coureurs de demi-fond au pays.

Il s'agira de sa deuxième aventure olympique, elle qui a terminé 11e à Londres. «Je suis très excitée de voir ce que je vais faire cette fois-ci», dit McCann au bout du fil.

«Une médaille... C'est possible», ajoute-t-elle plus tard.

L'année 2016 a débuté avec une septième place à l'étape inaugurale de la Coupe du monde au Caire. Puis il y a eu cette quatrième position aux championnats panaméricains.

Cinq sports

Ses débuts en pentathlon moderne ont eu lieu il y a 10 ans. Elle pratiquait déjà la natation en plus de courir au sein de l'équipe d'athlétisme de son école secondaire.

«Ce qui est le plus drôle, c'est que la nage s'avère probablement maintenant mon épreuve la plus faible», souligne-t-elle.

Car le pentathlon comprend cinq sports, de la natation à l'équitation, en passant par le tir au pistolet, l'athlétisme et l'escrime. Cinq sports qui sont pratiqués dans la même journée depuis les Jeux de 1996, à Atlanta.

«Tu ne connaitras jamais une journée parfaite. Si tu as une mauvaise performance dans une épreuve, il faut être capable de tourner la page rapidement. J'ai appris que tout peut arriver, que tout peut se jouer lors du dernier sport.»

Sa journée à Rio commencera par une visite à la piste d'épée, puis ce sera une course de 200 m à la piscine.

L'épreuve de sauts à l'équitation se trouve ensuite au menu. Ce qui est intéressant? Les athlètes ne possèdent pas leur propre cheval. Un tirage détermine quelle bête leur sera assignée. «Nous faisons la connaissance de notre monture une vingtaine de minutes avant la compétition.»

Le tout se termine par quatre visites au champ de tir et quatre courses de 800 m sur la piste d'athlétisme. Bref, une journée occupée. Ce qui explique ses semaines de fous depuis quelques années afin d'être prête à attaquer le podium olympique.

Des semaines qui comprennent en moyenne trois entraînements à l'escrime, six fois en piscine et deux fois à l'équitation. À cela s'ajoutent cinq séances de course à pied et quatre visites au champ de tir.

Autant de travail, ou presque, que l'emploi d'été qu'elle a occupé à la fin de son adolescence. McCann a été opératrice d'équipement lourd dans l'entreprise de construction de son père.

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