Karine Thomas et les aléas de la météo

La Montréalaise Jacqueline Simoneau et la Gatinoise Karine... (Timothy A. Clary, Archives AFP)

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La Montréalaise Jacqueline Simoneau et la Gatinoise Karine Thomas nagent ensemble depuis trois ans.

Timothy A. Clary, Archives AFP

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Karine Thomas et sa jeune coéquipière Jacqueline Simoneau savent à quoi s'attendre de leurs adversaires dans la piscine à Rio. Le seul point d'interrogation pour le duo canadien en nage synchronisée? La météo.

Karine Thomas et sa coéquipère Jacqueline Simoneau... (Marco Campanozzi, Archives La Presse) - image 1.0

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Karine Thomas et sa coéquipère Jacqueline Simoneau

Marco Campanozzi, Archives La Presse

Les épreuves seront présentées dans un bassin extérieur. Qui dit dehors, dit boîte à surprises.

Va-t-il faire très chaud? Va-t-il pleuvoir ou même venter?

«La température varie beaucoup en août au Brésil. Tu ne sais jamais ce qui t'attend. Il peut faire beau comme ça pourrait être frais», reconnaît Thomas, un produit des défunts clubs des Étoiles de mer et des Fées d'eau de Gatineau.

«Il reste qu'une fois dans l'eau, tu dois nager.»

L'athlète de l'Outaouais et son amie de Montréal ont décidé de se préparer à toute éventualité.

«Nous avons passé un mois à l'entraînement dehors au Québec. Nous avons eu droit à toutes les conditions, d'un gros soleil et 35 degrés Celsius à de la pluie et un petit 15 degrés.»

Thomas dispute sa 10e saison au sein du programme national. Rien ne devrait la déstabiliser. «J'ai tout vu», reconnaît la femme âgée de 27 ans. L'exemple des Mondiaux aquatiques de 2009 à Rome lui vient à l'esprit.

«Il faisait tellement chaud que la gélatine dans nos chevaux fondait.

«Une autre journée durant ces championnats, il ventait tellement que les petits chapeaux que portent les juges s'étaient retrouvés dans la piscine. C'était une des compétitions les plus frustrantes.»

Ce sera la deuxième aventure olympique de Thomas, qui était à Londres en 2012. Elle avait terminé quatrième lors de l'épreuve par équipe.

Le Canada n'a pu se qualifier en vue de la compétition par équipe à Rio.

Il ne sera représenté que par Thomas et Simoneau au concours en duo. La paire évolue ensemble depuis trois ans. Championne l'an dernier aux Jeux panaméricains, elle a gagné l'argent à l'Omnium du Brésil en avril puis le bronze à l'Open des Amériques, il y a deux semaines et demie, en Californie.

«C'est le temps de prouver que ces trois années ensemble ont été précieuses», affirme Karine Thomas, qui penche vers la retraite après les Jeux.

«La température varie beaucoup en août au Brésil. Tu ne sais jamais ce qui t'attend.»

Karine Thomas
nageuse synchronisée

Un scénario qu'elle a évoqué à plusieurs reprises dans les derniers mois. Elle aimerait bien fonder une famille. Ce qui a mené à la prochaine question en entrevue. A-t-elle songé à se retirer des JO à Rio?

La menace du virus Zika plane toujours sur la compétition multisports. «Je n'ai jamais pensé ne pas aller aux Jeux. Je comprends que des gens ont des craintes. Nous avons eu un meeting avec le médecin.

«Puis j'ai toujours été super prudente partout où je vais.»

Karine Thomas pourra aussi compter sur ce qu'elle qualifie de son «petit fan-club». «J'ai une gang de huit personnes qui font le voyage pour m'encourager aux Jeux», précise-t-elle.

Dans le lot, il y aura son père Ian Thomas et sa mère Martine Vallin. Ses deux parents ont fait partie de l'équipe nationale de water-polo.

Le paternel a manqué l'occasion de participer aux Jeux olympiques de 1980, à Moscou, en raison du boycottage par la formation canadienne.

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