Karol-Ann Canuel en route vers Rio

La Gatinoise d'adoption Karol-Ann Canuel participera à l'épreuve... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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La Gatinoise d'adoption Karol-Ann Canuel participera à l'épreuve sur route des Jeux olympiques de Rio le 7 août prochain, et au contre-la-montre trois jours plus tard.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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D'ici le 5 août, LeDroit publiera à chaque jour des reportages sur les athlètes de la région qui participeront aux Jeux olympiques de Rio. Au programme: leurs attentes, leur enfance, leur parcours et leurs superstitions.

Sa première course cycliste en carrière a été de courte durée. «Le premier croche se trouvait à 100 m. Je n'allais pas trop vite, mais je suis tombée et j'ai cassé mon casque», relate Karol-Ann Canuel en riant.

À l'époque, elle n'avait que 11 ans. Elle aurait pu facilement décider de passer à un autre sport. Au contraire. «Je m'en souviens encore très bien. Le lendemain, j'étais de retour sur le vélo. Mes parents m'avaient acheté un casque.»

Une quinzaine d'années et plusieurs chutes importantes plus tard qui comprennent notamment des fractures au pelvis et une vertèbre au cou, Canuel prendra le départ de la compétition la plus importante de sa vie.

Les Jeux olympiques l'attendent dans une dizaine de jours à Rio. Elle participera à l'épreuve sur route le 7 août puis trois jours plus tard, ce sera place au contre-la-montre.

Le Canada l'a identifié comme un espoir de médaille. Canuel, qui a déjà terminé sixième au contre-la-montre individuel aux championnats du monde en 2014, tempère les attentes. «Ça va dépendre comment je me sens, comment l'entraînement va.»

Ce que la Gatinoise d'adoption sait déjà? «Je n'ai jamais vu un parcours de course sur route aussi difficile», affirme la femme de 28 ans, prévoyant une pluie d'abandons à Rio. «Surtout qu'il y a des plus petits pays dont les cyclistes courent moins sur la scène internationale», précise-t-elle.

Canuel a l'habitude des tracés exigeants. Elle s'est tapé les plus grandes épreuves du circuit mondial depuis son passage chez les pros en 2010. Tiens sa dernière sortie fut le Giro en Italie où elle a pris le 15e rang au classement général.

Son équipe Boels-Dolmans l'a assigné dans un rôle d'appui pour cette course par étapes.

«Je suis très satisfaite car premièrement, une coéquipière a gagné, puis deuxièmement, notre équipe a gagné. Les 10 jours là-bas ont passé très vites.

«Je suis contente comment j'ai roulé. C'est sûr que les premières journées ont été plus difficiles avec le décalage horaire. J'étais arrivée là-bas à la dernière minute. Et je le sentais sur le vélo.»

Canuel s'était pointée en Europe la veille de l'événement. Elle tenait à participer aux championnats canadiens dans les jours précédant à Gatineau. Sa mère Nathalie Marcotte était sur place afin de l'encourager.

Maman et papa Réjean l'avaient initié au plaisir de pédaler durant son enfance.

«Ils voulaient que je sois toujours active, que ce soit durant l'hiver ou l'été. Ils m'ont inscrit à un club cycliste à Amos car ils trouvaient que j'étais bonne en vélo lorsque nous étions en camping.»

L'Abitibi, c'est son patelin. L'endroit où elle est née, où elle a grandi. L'Outaouais, c'est son deuxième chez elle. Une région qu'elle habite depuis 2009. Au départ, ce fut en raison de ses études en sciences infirmières à l'Université du Québec en Outaouais. Elle y a découvert les nombreuses pistes en plus de l'amour. Son copain Shawn Clarke s'avère un cycliste de la région.

Rendez-vous manqué

Il y a quatre ans, on a failli la voir rouler aux Jeux olympiques, à Londres. Mais le Canada lui avait finalement préféré Clara Hughes, Joëlle Numainville et Denise Ramsden. «J'étais déçue sur le coup, mais c'était correct. Je n'étais pas une des meilleures au Canada à ce moment-là. «Je n'avais pas d'attentes pour Londres», assure-t-elle.

Karol-Ann Canuel commençait son ascension à ce moment-là. Elle avait terminé neuvième à la Trofeo Alfredo Binda, qui était alors le meilleur résultat de sa jeune carrière.

Depuis 2012, les résultats impressionnants se sont empilés. D'une façon qui ne donnait aucun choix à Cyclisme Canada.

Il y a eu ces deux titres mondiaux au contre-la-montre par équipe en tant que membre de Specialized-lululemon puis Velocio-SRAM. L'an dernier, elle a terminé deuxième au Tour de Thuringe, en Allemagne, gagnant notamment l'étape finale.

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