«On retrouve des gars de partout en Afrique, de l'Europe de l'Est, de l'Amérique du Sud et du Québec», a noté un des entraîneurs, Ernest Malo, qui apporte lui-même une saveur internationale à la troupe.
Ce dernier est né en Russie de parents guinéens qui étudiaient là-bas. Il a ensuite grandi dans la région de Gatineau.
«Tout le monde s'entend bien. Il y a un très bel esprit d'équipe, a soutenu le garde d'origine serbe, Aleksa Marinkov.
«La cohabitation se fait bien, même si les cultures sont bien différentes», a ajouté Malo.
À ses côtés, on retrouvait Alexander Onofrei, Neil Pinault-Southam et Eman Eman. Ils possèdent respectivement des racines roumaines, québécoises et soudanaises.
«Nous avons aussi des joueurs de la Côte d'Ivoire et du Gabon, a souligné Malo.
«Il n'y a pas de tension. Nous avons un but commun et c'est de gagner, a enchaîné Pinault-Southam, âgé de 14 ans.
«Nous savons que si nous devons réussir ça, c'est en équipe qu'il faudra le faire.»
Onofrei, qui est aussi âgé de 13 ans, aime côtoyer ses coéquipiers. Autant sur le terrain qu'à l'extérieur.
«On se parle beaucoup. On apprend à se connaître et on s'agace aussi beaucoup.»
Jusqu'ici, il semble que l'Outaouais possède un heureux mélange. La combinaison rapporte gros.
Des succès
En deux joutes, la formation dirigée par Malo et Alexandre Lafrance a signé des gains faciles de 61-46 contre Montréal et de 65-52 contre le Sud-Ouest. L'Outaouais n'a monté qu'une fois dans son histoire sur le podium aux Jeux du Québec en basket masculin.
C'était sur la première marche en 2003 dans la MRC de l'Amiante.
«S'il y a une chose dont cette troupe-ci ne manque pas, c'est du coeur. Nos12 joueurs vont se battre jusqu'à la fin», a tenu à mentionner Ernest Malo.
Du côté féminin, il n'y aura pas de répétition de l'exploit réalisé il y a deux ans à Gatineau. Championne en titre, l'équipe outaouaise a perdu ses trois parties jusqu'ici.