CHAUD, CHAUD, CHAUD

Martin Comtois
Le Droit

(SHAWINIGAN) Y fait chaud à Shawinigan. Un peu comme à Gatineau.

Et à l'image des gens en Outaouais, ça ne boit pas d'eau ici. Ou pas assez du moins.

Parce que les coups de chaleur se multiplient. L'équipe médicale des Jeux du Québec a dû intervenir une centaine de fois lors des cinq premiers jours. Certaines personnes en détresse ont nécessité des soins de réhydratation intraveineuse, d'autres ont dû être hospitalisés.

Sports Québec parle « d'un nombre important de coups de chaleur et divers malaises » qui a été occasionné par les conditions climatiques actuelles. Le mercure indique plus de 30 degrés Celsius depuis jeudi. Au moins, l'humidité s'est faite timide jusqu'ici.

« On ne cache pas qu'il y a eu des cas () Mais il n'y a rien d'alarmant », a assuré la responsable des communications, Michelle Gendron.

Le comité organisateur et Sports Québec a quand même senti le besoin d'envoyer un mémo hier à toutes les délégations présentes.

« Nous voulons que les gens soient vigilants, qu'il fasse attention aux symptômes. On ne veut prendre aucune chance », a expliqué Mme Gendron.

Plusieurs points d'eau se trouvent sur les sites de compétitions et d'hébergement.

Mais trop peu de gens s'en servent. La file est parfois plus longue à la distributrice de barbotine

On dit que les interventions sont plus fréquentes que la moyenne des finales. On n'a pas de misère à le croire.

Mais il y a déjà eu pire. Il faisait 46 degrés avec le facteur humidex à un certain moment lors des Jeux de 2001 à Lachine.

La santé publique avait déclaré un état de canicule accablante à l'époque.

« Nous avions été obligés de changer les horaires de compétitions. C'était suffocant, même la nuit, s'est rappelée Mme Gendron. Ce n'est pas le cas ici. Les nuits demeurent confortables. »

Un test de math avant la course

Avant de se retrouver sur le banc de son vélo aux Jeux du Québec, Jérôme Rancourt a dû faire un détour par les bancs d'école, hier, à Grand-Mère.

Il faisait partie d'une poignée d'athlètes qui était convoquée à des examens de reprise en mathématiques données par le Ministère de l'Éducation. Le cycliste de Cantley n'avait pas le choix de se soumettre au test. Sinon, il coulait son année scolaire.

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