Une récolte de chevreuils en baisse

La récolte de chevreuils a connu une baisse... (Archives LeDroit)

Agrandir

La récolte de chevreuils a connu une baisse importante en 2015.

Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

CHRONIQUE CHASSE-PÊCHE / Selon le biologiste - et chasseur - André Dumont, responsable de la grande faune de l'Outaouais au ministère québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), les résultats de la chasse aux cerfs pour 2015 démontrent une baisse considérable comparativement à la récolte de 2014.

Bien que cette nouvelle s'avère des moins encourageantes pour les chasseurs de l'Outaouais, le MFFP nous informe que notre région montre tout de même des baisses moins importantes que d'autres régions et zones de chasse du Québec et des provinces maritimes.

Toujours selon M. Dumont, les statistiques en date du 22 décembre dernier démontrent qu'un total de 1273 cerfs (dont 1249 mâles adultes) ont été récoltés dans la zone 10 Est comparativement à 1740 cerfs (dont 1691 mâles adultes) en 2014, une baisse de 28% pour cette zone et une récolte de 467 bêtes en moins. Au préalable de la saison de chasse 2015, le MFFP avait estimé un cheptel de 12 300 bêtes pour cette partie de notre zone.

En ce qui concerne la zone 10 Ouest, c'est un total de 3818 cerfs (dont 2637 mâles adultes) qui furent récoltés comparativement à 5020 cerfs (dont 3703 mâles adultes) en 2014. Ces chiffres indiquent une baisse de 24% pour la zone 10 Est et une diminution de la récolte de 1202 bêtes. Les inventaires aériens de 2014 établissaient le cheptel à 34 000 bêtes dans cette partie de la zone.

Bref, pas moins de 1669 chasseurs sont revenus bredouilles de leur chasse au chevreuil la saison dernière comparativement à la saison 2014. Selon le MFFP, la situation actuelle du cheptel de cerfs est attribuable surtout à l'hiver de neige abondante de 2008 ainsi que les hivers rudes consécutifs de 2009-2010 et 2014-2015. Il est important aussi de mentionner que le cheptel de cerfs était d'environ 90 000 bêtes en 2006, grâce à trois hivers doux consécutifs en 2004, 2005 et 2006.

Un avenir prometteur

Selon M. Dumont, le cerf possède un très fort potentiel reproducteur (maturité sexuelle des femelles atteinte à l'âge d'un an et demi et naissance gémellaires très fréquentes) et qu'il est très productif lorsque les hivers sont doux. Bien qu'il soit encore trop tôt pour s'en réjouir, l'hiver 2016 s'annonce doux et les réserves d'énergie que les cerfs économisent en ce moment leur seront très utiles à la fin de l'hiver.

Les mâles adultes, qui ont survécu à la saison de chasse 2015, ont accouplé les femelles aux cours des dernières semaines de novembre et sont actuellement à refaire leurs réserves corporelles. C'est positif, car ils bénéficient actuellement d'une météo exceptionnellement clémente. Cela aura comme effet d'augmenter la population du cheptel ainsi que la possibilité d'un meilleur succès de chasse avec plus de bêtes matures en forêt d'ici deux ans. 

Un rappel que l'alimentation hivernale par les humains est néfaste aux cerfs et modifie complètement leurs comportements naturels et diminue de beaucoup leurs chances de survie. Nourrir les cerfs en hiver, c'est leur nuire, malgré les apparences.

Plus que jamais, c'est notre devoir à nous tous de protéger nos habitats en rapportant tout acte de braconnage en composant le 1-800-463-2191. Il est donc souhaitable pour nous que dame Nature s'avère des plus clémente pour les cerfs au cours des prochains hivers afin de permettre à notre cheptel de continuer à grandir et d'assurer par le fait même, la pérennité de cette chasse traditionnelle pour nous et les générations futures.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer