Hal Lanier souhaite une victoire pour ses 75 ans

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Le Champions ont une fois de plus encaissés un revers la veille de l'anniversaire de Hal Lanier. Une défaite de 9-3 aux mains des Capitales à Québec.

Le Soleil

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Le 4 juillet est jour de célébrations aux États-Unis. Les Américains fêtent leur indépendance.

Le 4 juillet est également le jour d'anniversaire d'un Américain bien connu des Champions d'Ottawa. Ancien joueur des Yankees de New York et des Giants de San Francisco entre 1964 et 1973, puis gérant des Astros de Houston de 1986 à 1988, Hal Lanier attaque maintenant sa troisième année comme gérant des Champions.

Mardi, il fêtera ses 75 ans à Québec. Ce qu'il souhaite le plus en cette journée spéciale ? « Une victoire », a-t-il dit sans broncher avant son départ pour la Vieille Capitale dimanche.

Afin d'améliorer ses chances d'obtenir son souhait, le vieux routier a repoussé le départ de Phillippe Aumont d'une journée. Le grand droitier gatinois sera alors confronté à l'excellent Karl Gélinas dans un duel de lanceurs québécois au stade Canac.

« Ce n'est pas juste pour moi, signale-t-il. Avec les blessures à nos lanceurs, nous avons besoin d'aide au monticule. Phillippe a lancé un match sans point, ni coup sûr mercredi. Une journée de plus permettra à son bras de se reposer davantage pour nous donner des manches de qualité. »

À 75 ans, Lanier assure qu'il s'amuse encore à vivre du baseball. Il n'a pas joué à l'époque où les joueurs étaient millionnaires. « Baseball-reference », un site américain spécialisé dans les statistiques des joueurs des Ligues majeures, avance que l'ancien joueur d'avant-champ natif de la Caroline du Nord a touché son meilleur salaire en 1973. Il aurait empoché 33 500 $ US cette année-là.

Il a ensuite été entraîneur (3e but) avec les Cards de St-Louis où il a gagné une Série mondiale en 1982 avant de prendre le job de gérant des Astros de Houston en 1986. À sa première saison, il a mérité le titre de gérant de l'année. Encore là, les entraîneurs n'étaient pas aussi bien payés qu'aujourd'hui.

Roulerait-il encore sa bosse dans les ligues indépendantes comme il le fait depuis 19 ans s'il avait été rémunéré comme les joueurs et entraîneurs d'aujourd'hui ?

« Oui, dit-il. Je m'amuse toujours. Le baseball, c'est tout ce que j'ai connu. Je suivais mon père partout. J'ai joué dans le baseball majeur et après, je suis devenu entraîneur. »

Son père, Max, a lancé pendant 14 saisons à St-Louis et avec les Giants de New York. Enfant, Hal Lanier a côtoyé les plus grandes vedettes du sport : Bobby Thompson, Dusty Rhodes et Willie Mays.

Comme entraîneur, il a déjà dirigé Nolan Ryan pendant ses bonnes années chez les Astros. Aujourd'hui, il vit encore de sa passion pour le baseball.

« Notre saison dure seulement quatre mois. Je n'ai jamais vraiment décroché. Quand j'ai pris ma retraite de joueur, mon épouse me disait toujours que je n'arrêterais jamais, car je passais mes journées au téléphone à parler de baseball avec mes connaissances. Je vais toujours me demander pourquoi je n'ai pas eu de deuxième chance de diriger une autre équipe dans les Ligues majeures. J'avais fait mes preuves. J'ai gagné beaucoup. Quelque part, quelqu'un a dû salir mon nom, mais je ne m'en fais pas trop avec ça. »

Au fait, Hal Lanier souligne qu'il allait tirer sa révérence après le championnat de la Ligue Can-Am des Champions en septembre dernier.

« Dans ma tête, c'était fini, mais plusieurs joueurs m'ont téléphoné durant l'hiver. Ils ne voulaient pas que j'arrête. Ces gars-là m'ont convaincu. Je ne pouvais pas refuser. J'avais tellement eu de plaisir à les diriger. »

Une victoire comme cadeau de fête contre les Capitales mardi ne serait pas de refus. Le cadeau idéal ? Quelques nouveaux releveurs de qualité... En espérant qu'il ne soit pas déjà trop tard.




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