Boucher loin d'être à son meilleur

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Après 16 matches, la moyenne au bâton de Sébastien Boucher s'élève tout juste au-dessus du seuil psychologique de ,200.

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Tout comme son équipe, Sébastien Boucher connaît un début de saison difficile. Après 16 matches, sa moyenne au bâton s'élève tout juste au-dessus du seuil psychologique de ,200.

Vendredi, les Champions d'Ottawa ont divisé les honneurs d'un programme double contre les Miners de Sussex County. Ils ont remporté le premier 4-1 avant de s'incliner 5-2 dans le deuxième.

Dans ces deux parties, le joueur-entraîneur a été limité à un seul coup sûr.

Boucher est blessé. Il ne se plaint pas. Il n'est pas question pour lui de sortir de l'alignement. Il est cependant évident qu'il n'est pas à son mieux.

Il a passé la semaine au grand complet à jouer à la position de frappeur désigné.

«C'est une blessure à une épaule. Cette blessure m'empêche de lancer la balle en ce moment. Je suis encore capable de swinger le bâton, c'est pourquoi je tiens à jouer comme frappeur désigné. Mais je ne peux clairement pas jouer au champ extérieur», explique-t-il.

Le joueur franco-ontarien ne sait pas vraiment comment ça lui est arrivé.

«C'est arrivé sans avertissement. Entre deux manches, tout a changé. Je me suis entêté. J'ai essayé de joueur malgré la douleur pendant quatre ou cinq parties. Ça ne m'a vraiment pas aidé...»

En fin de soirée, dans son bureau du parc RCGT, le patron de Boucher refusait de se montrer trop sévère envers lui.

«Nous ne manquons certainement pas de joueurs qui éprouvent des ennuis à la plaque. Je n'ai pas besoin de vous les identifier. Il suffit de consulter les statistiques pour comprendre de qui je parle. Il y en a un qui attend toujours de frapper son premier coup sûr», a souligné le gérant Hal Lanier.

Il parle visiblement d'Alexander Malletta. Le premier but cubain, qui est âgé de 39 ans, a vécu une première semaine difficile en sol nord-américain. À ses 18 premières présences au bâton, il a soutiré deux petits buts sur balles aux lanceurs adverses.

Son compatriote, le troisième but Donal Duarte, commence de son côté à frapper avec régularité.

De toutes façons, l'attaque n'est même pas la source de tracas numéro un du gérant.

Mercredi, après un mauvais match de sa troupe, Lanier avait fait piqué une vraie de vraie colère. Il pestait contre ses joueurs qui multipliaient les erreurs, malgré le fait qu'ils évoluent sur le «plus beau terrain de toute la Ligue Can-Am».

Deux jours plus tard, en 14 manches de travail, les mêmes joueurs ont commis quatre autres erreurs.

«Je suis fatigué de toujours parler des mêmes choses après nos parties. Je suis fatigué d'en parler, mais il faut vraiment que les choses changent. Ils faut qu'elles changent rapidement. Nous devons absolument mieux soutenir nos lanceurs.»

Les Champions ont envoyé leur partant numéro un Wilmer Font au monticule pour le deuxième match, vendredi. En sept manches, il a alloué cinq points aux Miners - seulement deux d'entre-eux étaient mérités.

«Je n'aime pas faire des menaces, mais les joueurs devront comprendre que le baseball, c'est un business, pas un country club. Ils peuvent tous être remplacés», répète Lanier.

Ce dernier entend s'adresser une fois de plus à ses joueurs d'avant-champ, avant le match de samedi soir.

La série opposant les Champions aux Miners doit prendre fin dimanche après-midi. Lanier, Boucher et les autres iront ensuite passer la prochaine semaine sur la route, à Trois-Rivières ainsi qu'à Québec.

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