Léo Gravelle, dit «La Gazelle», n'est plus

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Sur la photo, Léo Gravelle, à gauche, a célébré la victoire du Canadien avec ses coéquipiers Howard Riopelle au centre et de Ken Mosdell à droite. «La Gazelle» s'était particulièrement illustrée lors de cette partie.

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Un des premiers hockeyeurs francophones de l'Outaouais à porter les couleurs du Canadien de Montréal est décédé de causes naturelles, hier, à l'âge de 88 ans.

Léo Gravelle avait hérité du surnom de « La Gazelle » durant les années 1940. Deux de ses anciens coéquipiers, Maurice Richard et Gordie Howe, ont déjà dit de lui qu'il était le patineur le plus rapide avec lequel ils avaient joué. D'autres observateurs l'avaient même comparé à Howie Morenz.

Né le 10 juin 1925 à Aylmer, l'ailier droit a disputé cinq saisons dans la Ligue nationale de hockey, dont quatre et demie chez le Canadien. Il avait marqué un but à son premier match en carrière contre les Blackhawks de Chicago. En 223 parties dans la LNH, il avait récolté 78 points, dont 30 points et 16 buts à sa saison recrue.

« Sa plus grande fierté, c'est qu'il avait réussi à faire mentir un recruteur du Hull-Volant qui lui avait dit, après un camp à l'âge de 16 ans, d'aller apprendre à patiner et de revenir le voir. Il nous a raconté l'anecdote encore une fois, il y a deux semaines », a souligné hier un de ses quatre garçons, Pierre.

Au lieu d'écouter ce dépisteur et rester dans sa région natale, Léo Gravelle a pris la direction du sud de l'Ontario. Il avait attiré l'attention des dépisteurs professionnels lors de sa dernière année dans les rangs juniors au collège St-Michael's de Toronto.

« C'est le curé de la paroisse qui m'avait recommandé au père Bauer. Ça a été une bonne décision. En 1944-1945, on a gagné la coupe Mémorial et j'ai été couronné le champion compteur de la Ligue junior A de l'Ontario », s'était rappelé M. Gravelle dans un entretien avec LeDroit en 2005.

Voisin du « Rocket »

Son premier camp d'entraînement, il l'a vécu à l'âge de 20 ans. En se pointant dans le vestiaire de l'ancien Forum, une surprise de taille l'attendait. On avait fait de lui le voisin du « Rocket », qui venait de marquer 50 buts en 50 parties la saison précédente.

« Oui, j'étais intimidé. C'était Maurice Richard. Le grand Maurice Richard. J'étais le plus jeune de l'équipe et Maurice était mon aîné de cinq ans. Il était généreux de son temps et il s'est occupé de moi. »

Une amitié s'est développée entre les deux hommes qui avaient gardé le contact au fil des décennies. Une photo de l'ancien numéro 9 du Canadien et de sa première épouse Lucille a longtemps orné le buffet de cuisine du logement de Léo Gravelle.

« C'est la photo de mon bon ami et de l'amie de ma conjointe, Yolande. Elle est là pour cette raison », avait-il expliqué au journaliste Marc André Joanisse qui l'avait rendu visite à son condo.

En 2009, son chandail tricolore bleu, blanc rouge numéro 15 - qu'il avait porté de 1946 à 1950 - a été retiré de façon symbolique par les résidants du complexe pour aînés dans lequel l'octogénaire habitait en compagnie de son épouse.

« Le geste l'avait beaucoup touché », a avoué Pierre Gravelle.

Son père avait déménagé, il y a deux mois, à la Résidence Brunet. Son arrivée n'était pas passée inaperçue. « Tout le monde était impressionné de savoir que Léo Gravelle était là. »

L'octogénaire avait participé au dévoilement de la statue de Guy Lafleur à Thurso, il y a un mois et demi. Sa présence avait été soulignée parmi les anciens joueurs du Canadien sur place.

« Il avait remis plusieurs de ses cartes, a relaté Pierre Gravelle. Sa dernière carte, il l'a justement donné hier (mardi) soir à 18 h. Il avait encore un effet quand il rentrait dans une place. Il a toujours été un fier ambassadeur du Canadien. »

Le sort a voulu que son décès survienne un mois après celui de son ancien coéquipier Howard Riopelle, d'Ottawa. Les deux hommes évoluaient au sein du même trio en 1949-1950 à Montréal. M. Gravelle avait marqué 19 buts cet hiver-là, un sommet pour lui en carrière. Au milieu de la saison suivante, il avait été échangé à Détroit en retour de Bert Olmstead. Une transaction survenue six jours avant Noël.

Plus de détails dans l'édition du Droit du 31 octobre 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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