Une statue, ça ne parle pas.
Lafleur, lui, aura toujours la langue bien pendue.
Hier, par exemple, le légendaire ailier droit qui a inscrit 1353 points dans la LNH ne s'est pas fait prier pour commenter le lock-out.
Il s'est montré particulièrement cinglant envers les joueurs européens qui menacent de ne pas revenir si jamais le conflit s'éternise.
«Qu'ils restent là-bas», s'exclame-t-il.
«Ça va créer plus de postes pour les joueurs du Québec ou pour les autres joueurs nord-américains. En tant que fan et en tant qu'ancien joueur, je n'ai rien à foutre de ces joueurs avec leurs menaces. S'ils veulent rester en Europe, qu'ils restent là. C'est leur décision.»
Lafleur, vous l'aurez deviné, a de la difficulté à comprendre les joueurs d'aujourd'hui.
Et il n'est pas tout seul.
Une poignée d'anciennes gloires du Canadien ont assisté à la conférence de presse d'hier matin à Rosemère. Le plus âgé du groupe, Henri Richard, se posait des questions sur les motivations profondes des joueurs qui sont en train de vivre leur deuxième conflit de travail en huit ans.
Plus de détails dans LeDroit du 11 octobre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca