« J'ai été mauvais », avoue Shaw

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Andrew Shaw a été blanchi de la feuille de pointage, mardi soir lors de la visite des Bruins de Boston à Montréal.

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Montréal - Au hockey comme au jeu de société Risk - vous savez, quand vous avez l'oeil sur le Kamtchatka ou l'Irkoutsk -, la meilleure défense, c'est l'attaque.

On parle depuis des jours de tous ces lancers qu'accorde le Canadien. Les statistiques elles-mêmes embêtent. Mais c'est surtout le fait que pendant que l'adversaire s'évertue à trouver des failles dans la muraille numéro 31, le Canadien n'a pas la rondelle. Et ne peut pas marquer de buts. « On a eu une couple de victoires lors des derniers matches, mais ce n'est pas la manière dont on veut gagner », a reconnu Torrey Mitchell, qui est ex aequo au premier rang de l'équipe avec cinq buts.

« Nous ne sommes pas assez responsables en possession de la rondelle et ça nous amène à nous défendre plus souvent. »

Les beaux trios que pensait avoir trouvés Michel Therrien en début de saison ont volé en éclats au cours des derniers matches. À l'heure actuelle, l'attaque s'accroche à la complicité que mettent en place Alex Galchenyuk et Alexander Radulov, au coup de canon de Shea Weber en avantage numérique et à l'étonnante contribution du quatrième trio.

Deux trios sur quatre satisfont Therrien, et ce dernier planche désormais à relancer les deux autres. Des six joueurs qui composent les deuxième et troisième trios, seul Brendan Gallagher a plus de deux buts à sa fiche. Dans les circonstances, des joueurs comme Max Pacioretty (deux buts) et Tomas Plekanec (un but) doivent être heureux que la superbe fiche de 11-1-1 du Tricolore masque leurs ennuis offensifs.

Andrew Shaw en est un autre qui connaît des difficultés. Il l'a reconnu sans détour, mercredi. « Je ne me suis pas mis en marche, ce n'est même pas proche, a confié l'attaquant de 25 ans. Je serai le premier à l'admettre : j'ai été mauvais. Les gens ne m'ont pas beaucoup vu au fil des ans parce que je jouais à Chicago ; ils ne savent pas de quoi je suis capable. Moi, je le sais, et je ne suis pas content de la façon dont j'ai joué jusqu'à maintenant. J'ai beaucoup plus à donner. »

L'ancien des Blackhawks n'a qu'un but et trois points en 13 matches cette saison. Il refuse de mettre ses difficultés sur le compte de la période d'adaptation. Et s'il reconnaît que certains aspects de son jeu sont au rendez-vous - succès aux mises en jeu, implication en échec-avant, plus de pénalités provoquées que celles dont il a été coupable -, la somme demeure insuffisante.

« Je me débarrasse de la rondelle et je ne gagne pas mes batailles à un contre un, a déploré Shaw. Je ne joue pas mon style de jeu. »

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Phillip Danault

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Danault change de rôle

Hier, à l'entraînement, Shaw a retrouvé son ami Phillip Danault, un joueur avec qui il avait développé une certaine complicité chez les Hawks. Avec la possibilité que David Desharnais soit laissé de côté, jeudi soir contre les Kings de Los Angeles, Danault pourrait renouer avec une position qu'il a effleurée à quelques reprises dans la LNH, entre autres à son arrivée avec le Tricolore l'an dernier.

« Je n'étais pas prêt à ce moment-là, admet Danault. Être joueur de centre dans la LNH, c'est demandant physiquement : il faut en même temps aller aider ses défenseurs en fond de territoire puis aller appuyer l'attaque. Ça demande plus d'énergie. »

À Chicago comme à Montréal, Danault n'a jamais eu de marqueur de la trempe de Max Pacioretty à ses côtés. Or, le capitaine pourrait compléter son trio si jamais Michel Therrien décide de passer aux actes avec Desharnais.

« C'est différent, c'est le fun », a-t-il convenu.

Mais Andrew Shaw a bon espoir qu'on découvre chez Danault le potentiel offensif que les Hawks voyaient chez lui au moment de son repêchage.

« Regardez son début de saison, il a été impliqué dans de gros buts, a-t-il relevé. C'était une menace offensive dans le junior et il a certainement des atouts en ce sens. On est en droit de s'attendre à de grandes choses de sa part... car il en attend beaucoup de lui-même. »

Desharnais en panne

Il n'est donc pas impossible que Desharnais soit rayé de la formation contre les Kings. Rien n'est encore décidé, a plusieurs fois insisté Michel Therrien. Peut-être voulait-il simplement lancer un avertissement au vétéran québécois. Après tout, on l'a déjà vu utiliser ce stratagème dans le passé, en faisant miroiter à des joueurs comme Alexei Emelin la possibilité qu'ils soient retranchés.

Mais Desharnais, lui, parlait hier comme un joueur qui est déjà en position de devoir regagner son poste.

« Il faut que je sois meilleur, a indiqué le centre de 30 ans, qui a été blanchi dans les neuf dernières rencontres. Je suis responsable de mes actes. Les statistiques ont toujours parlé pour moi dans ma carrière ; donc si je n'ai pas de points, c'est dur de rester dans ma position.

« Il faut être réaliste aussi, a-t-il ajouté plus tard. Quand tu ne joues pas en avantage numérique et que tu joues 11 ou 12 minutes par match, les statistiques seront moins là. C'est plus une question de niveau de compétition, de travailler, de créer du momentum. Les statistiques sur un troisième trio seront moins bonnes que sur un deuxième trio ou si l'on joue en avantage numérique. Il s'agit de créer du rythme, de provoquer des punitions... et de marquer de temps en temps. »

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