Byron et Price sauvent le Canadien

Paul Byron a joué les héros et a... (Agence France-Presse)

Agrandir

Paul Byron a joué les héros et a permis au Canadien d'empocher un 11e gain cette saison.

Agence France-Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Paul Byron a saisi une rondelle libre ayant échappé au gardien Zane McIntyre avec seulement 1:02 à faire en troisième période et le Canadien a pu se sauver avec une victoire de 3-2 contre les Bruins de Boston, hier soir au Centre Bell.

Pour la deuxième fois seulement dans son histoire, le Tricolore a remporté ses huit premiers matches de la saison à domicile.

On dira de cette rencontre qu'il s'agit d'une autre soirée où « le Canadien a trouvé un moyen de gagner ». Mais ça n'a pas été de tout repos. Même que, disons-le franchement, les Bruins ont été la meilleure équipe sur la patinoire durant la majeure partie du match.

Mais... Carey Price. Encore. Il a repoussé 41 rondelles pour permettre à ses coéquipiers de saisir in extremis la chance qu'ils ont eue de remporter le match.

Byron n'aurait pu trouver une meilleure façon de conforter Michel Therrien dans son choix de l'avoir placé sur le premier trio ! En matinée, l'entraîneur-chef avait vanté sa vitesse, sa polyvalence et le fait que Byron était en mesure de jouer avec des joueurs de pointe.

Sur le but vainqueur, Alexander Radulov a inscrit sa huitième mention d'aide de la saison. Fait à noter, il s'agit toutes de mentions d'aide primaires, donc qui ont mené directement au but d'un coéquipier. Ce n'est pas banal.

Une recette à revoir

Le Tricolore affiche un dossier de 3-1 au cours des quatre derniers matches et pourtant, cette fiche gagnante camoufle un jeu qui, encore hier, continuait d'être erratique. Mais le fait que Carey Price a pu réaliser 41 arrêts a encore aidé à maintenir le CH à flot.

Le Canadien se targue d'offrir du jeu étanche défensivement, mais force est d'admettre que depuis cinq matches, les écluses se sont ouvertes. Durant cette période, une moyenne de 40,2 lancers ont touché son filet. C'est énorme.

Après la rencontre, Michel Therrien a reconnu que son équipe éprouvait des difficultés.

« Ce n'est pas la bonne recette pour remporter des matches », a-t-il dit.

Questionné samedi à propos du volume de lancers auquel son équipe était soumise, Therrien avait plaidé que l'indiscipline et les nombreuses infériorités numériques y étaient pour beaucoup. C'est vrai que le Tricolore est l'une des équipes qui a dû écouler le plus de pénalités depuis le début de la saison, et qu'hier encore, l'une d'elles a permis aux Bruins d'égaler le pointage. Toutefois, le CH n'a été pris en défaut que deux fois hier, soit autant que les Bruins. Ça ne l'a pas empêché de concéder à ses rivaux un large avantage aux tirs. Les Bruins ont dominé 43-23 à ce chapitre et 63-47 pour les tentatives de tirs.

Cela dit, chaque infraction devient plus coûteuse lorsque l'unité d'infériorité numérique semble déréglée.

Le jeune David Pastrnak a marqué un but crucial à la septième minute de la troisième période lorsqu'il a inscrit son 9e de la saison au cours d'une attaque à cinq. Les Bruins exerçaient beaucoup de pression en zone montréalaise et Carey Price avait été appelé à s'imposer. Mais il ne restait qu'une toute petite seconde à la pénalité d'Alexei Emelin lorsque le boulet de canon de Pastrnak a eu raison de Price.

Du coup, le Canadien accordait un huitième but en infériorité à ses cinq derniers matches, ayant affiché un piètre rendement de 61,9 % durant cette séquence.

70 secondes d'explosion

Au cours des 40 premières minutes, les Bruins et le Canadien avaient concentré leur production sur 70 petites secondes au cours desquelles le Tricolore avait trouvé le moyen de marquer deux buts et les Bruins, un autre.

Shea Weber a ouvert la marque lors d'une supériorité numérique quand son célèbre lancer frappé a déjoué le gardien recrue Zane McIntyre. Le défenseur-vedette inscrivait ainsi son quatrième but de la saison en avantage numérique, ce qui constitue la moitié de la production de l'équipe à cinq contre quatre.

Le défenseur Colin Miller a ensuite bénéficié d'un rebond favorable pour niveler la marque. Son tir a raté le filet, mais la rondelle a rebondi d'une drôle de manière sur la bande et s'est retrouvée derrière la jambe de Carey Price qui, en reculant, a involontairement envoyé la rondelle dans le but.

Qu'à cela ne tienne, Alex Galchenyuk n'a pas mis de temps à replacer les siens en avant. À peine 20 secondes plus tard, il arrivait à battre Dominic Moore de vitesse en zone des Bruins pour accepter la passe d'Alexander Radulov. Il a tout juste eu le temps de rabattre la rondelle par terre avant de la loger dans la lucarne à l'aide d'un superbe revers.

Le Canadien a donc solidifié sa superbe fiche de 11-1-1. Il doit se réjouir d'avoir une telle marge de manoeuvre au moment de s'attaquer à des problèmes qui pourraient plus tard lui revenir sur le nez.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer