«Anderson a choisi le mauvais gars à darder», dit Therrien

Craig Anderson et Brandon Prust se sont échangé... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Craig Anderson et Brandon Prust se sont échangé des coups de bâtons vers la fin du match n° 5.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
BROSSARD

Si certains observateurs considèrent que les coups de bâton que se sont échangés Brandon Prust et le gardien des Sénateurs d'Ottawa Craig Anderson en troisième période du match n° 5 témoignaient de la frustration des joueurs du CH, les principaux intéressés ont juré qu'il n'en était rien.

«Nous ne sommes pas frustrés, même si on aurait préféré gagner, a déclaré David Desharnais samedi. On est tous dans un bon état d'esprit, nous sommes encore dans le siège du conducteur à 3-2.»

Dale Weise, qui est reconnu pour ses talents d'agitateur, a même tourné cet incident à la dérision, estimant que «c'est une bonne histoire à raconter pour vous, les journalistes».

«Il faut oublier cet incident, a-t-il dit. C'est ça qui est bien avec les séries éliminatoires. Nous sommes confiants, encore plus lorsque nous sommes à l'extérieur. Nous n'avons aucune raison d'être frustrés.

«Prusty est assez bon avec son bâton, a-t-il poursuivi, sourire aux lèvres. 'Gally' et lui ont un genre de rituel avant chaque match où ils échangent des coups de bâton. 'Prusty' est un assez bon épéiste, il a beaucoup de talent.»

Samedi matin, le défenseur des Sénateurs Eric Gryba a même tenté d'ajouter de l'huile sur le feu en déclarant «que de toute évidence nous les avons frustrés».

L'entraîneur-chef Michel Therrien n'a pas mordu à l'hameçon, préférant dire que Prust a fait exactement ce qu'on lui avait demandé en dérangeant Anderson devant son filet.

«Il faut payer le prix devant le filet d'Anderson, a-t-il martelé. Prusty a payé le prix hier - il a été dardé dans les côtes -, mais le problème c'est qu'Anderson a choisi le mauvais gars à qui le faire.»

Prust n'a pu donner sa version des faits puisqu'il n'a pas rencontré les médias samedi après-midi. Il a toutefois rejoint ses coéquipiers à temps pour le voyage en train jusque dans la capitale fédérale.

Des changements à prévoir?

Vendredi, le Canadien a tenté 82 tirs au filet. Quarante-six l'ont atteint, 26 ont été bloqués en cours de route et 10 ont raté la cible. Des statistiques suffisantes pour mettre en rogne n'importe quel joueur de hockey.

Loin d'être abattu, Max Pacioretty croit plutôt que le Canadien devra trouver de nouvelles façons de décocher des tirs vers le filet d'Anderson, de manière à réduire le nombre effarant de lancers bloqués.

«Quand vous affrontez la même équipe à plusieurs reprises, ils finissent par connaître vos habitudes et à bloquer vos tirs, a-t-il expliqué. En conséquence, il va falloir qu'on sorte de notre zone de confort afin de tenter de nouvelles choses. Nous devons être moins prévisibles.»

L'imprévisibilité du Canadien passe peut-être par l'insertion de nouveaux joueurs dans la formation lors du match n° 6. L'attaquant Pierre-Alexandre Parenteau et le défenseur Sergei Gonchar sont disponibles et pourraient peut-être tonifier l'avantage numérique - qui n'a qu'un but en 19 occasions dans cette série. Therrien n'a pas fermé la porte à cette possibilité samedi.

«On évalue constamment nos effectifs. Est-ce qu'il va y avoir des changements demain? C'est possible. On va vous le dire demain», a-t-il conclu.

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