Le Canadien baisse sa garde

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Le Canadien a raté l'occasion de prouver que ses succès ne sont pas uniquement attribuables aux prouesses de Carey Price. Son remplaçant, Dustin Tokarski, a peu de choses à se reprocher dans la défaite.

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Robert Laflamme
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Après avoir livré deux guerres de tranchées qu'il a remportées à l'arraché 1-0 contre des équipes de premier plan, le Canadien a baissé sa garde face à une des pires équipes de la LNH, hier.

Les Coyotes de l'Arizona lui ont joué un vilain tour, en comblant un retard de deux buts pour l'emporter 3-2 au Centre Bell.

Le Tricolore ne peut évoquer l'excuse qu'il disputait un quatrième match en l'espace de six jours parce que c'était également le cas des Coyotes, qui ont joué leurs quatre matches à l'étranger de surcroît.

«La fatigue n'est pas un facteur, pas en ce qui me concerne en tout cas, a affirmé l'attaquant Max Pacioretty. C'étaient deux matches en après-midi pour nous en fin de semaine. Nous n'avions qu'à nous lever et à venir jouer. Nous n'avons pas été à notre mieux aujourd'hui, et c'est frustrant.»

Même amorphe, le Canadien menait 2-1 après deux périodes. Les Coyotes ont marqué deux fois au début du dernier vingt.

«Nous avons eu des matches très émotifs dernièrement, et je ne décelais pas le niveau d'émotivité requis pour connaître du succès», a souligné l'entraîneur Michel Therrien, en ajoutant que le Canadien n'avait pas profité de bonds favorables.

Lauri Korpikoski, deux fois, et Oliver Ekman-Larsson ont réussi les buts des Coyotes (18-26-6), qui avaient été malmenés 7-2 par les Sénateurs d'Ottawa la veille. Le défenseur Keith Yandle a amassé deux aides.

Alex Galchenyuk, ses 14e et 15e de la saison, a été le seul buteur du Canadien (32-14-3), qui a vu sa séquence de victoires être stoppée à cinq.

Le Canadien a raté l'occasion de prouver que ses succès ne sont pas uniquement attribuables aux prouesses de Carey Price. Son remplaçant Dustin Tokarski a peu de choses à se reprocher. Les Coyotes ont nettement eu l'avantage 32-20 au chapitre des tirs. Le gardien recrue québécois Louis Domingue a savouré son premier succès dans la LNH.

«Nous étions confrontés à une éprouvante semaine de quatre matches, a résumé Therrien. Nous étions en position de signer une quatrième victoire. Nous terminons la semaine avec trois.»

Du renfort

En plus d'accorder un congé à Price pour ce deuxième match en autant de jours, Therrien a appelé en renfort les deux réservistes de l'équipe.

Le défenseur Mike Weaver a remplacé le vétéran Sergeï Gonchar tandis que l'attaquant Gabriel Dumont a livré un premier match dans la LNH depuis novembre 2013, à la place de Michaël Bournival.

Le rêve de Domingue

Dans le camp des Coyotes, on a accordé à Domingue un premier départ dans la LNH. Le gardien de Mont-Saint-Hilaire, sur la Rive-Sud de Montréal, avait été utilisé en relève dans la dégelée de 7-2 encaissée à Ottawa, samedi.

Louis Domingue n'aurait jamais cru possible d'effectuer son premier départ dans la LNH contre le Canadien au Centre Bell.

On peut donc comprendre que le jeune gardien avait peine à réaliser qu'il venait de signer sa première victoire en carrière face au Tricolore à Montréal, hier

«C'est le moment que j'attendais depuis toujours, celui d'avoir la chance de réaliser le dernier arrêt pour une victoire de mon équipe au Centre Bell. Je ne peux rien demander de plus», a déclaré Domingue, qui était au septième ciel.

Le gardien québécois âgé de 22 ans a dit être passé par la gamme des émotions pendant le match. Après avoir accordé deux buts sur les quatre premiers tirs du Canadien, il s'est ressaisi pour repousser les 16 lancers suivants.

«Ç'a été beaucoup d'émotions dès le départ. Le Canadien est parti fort. Il a marqué un beau but et il a enchaîné avec un but chanceux, a-t-il relaté. J'ai dû me challenger mentalement pendant tout le match, surtout que j'ai été peu occupé par après. Ce n'est que vers la fin que j'ai dû faire quelques arrêts difficiles pour préserver la victoire.

Domingue, qui a pu récupérer la rondelle de fin de match en guise de souvenir, a expliqué qu'il a pu retrouver son calme au cours du premier entracte.

Domingue, choix de cinquième tour des Coyotes en 2010, a perdu momentanément le sourire quand on lui a demandé s'il avait eu une pensée pour Patrick Roy, son ancien entraîneur chez les Remparts. Les deux hommes n'entretiennent pas de bonnes relations depuis que Roy a fait un commentaire désobligeant à son endroit, au printemps 2014.

Domingue avait réagi en qualifiant Roy «d'une des pires personnes qu'il n'avait jamais rencontrées».

«Une pensée en mal?, a-t-il répondu. J'ai montré ce que je suis capable de faire et que j'avais ma place ici.»

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