Koïvu déclare son amour aux partisans

Très émotif, Saku Koivu a profité de l'hommage... (Bernard Brault, La Presse)

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Très émotif, Saku Koivu a profité de l'hommage que le Canadien lui a rendu afin de remercier les amateurs de hockey de Montréal pour tout le soutien qu'ils lui ont accordé.

Bernard Brault, La Presse

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Robert Laflamme
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Très émotif, Saku Koïvu a profité de l'hommage que le Canadien lui a rendu hier afin de remercier les amateurs de hockey pour tout le soutien qu'ils lui ont accordé au cours des 13 saisons qu'il a passées à Montréal, particulièrement pendant la lutte qu'il a menée contre le cancer au cours de la saison 2001-2002.

«Je t'aime pour toujours Montréal. Merci!», a-t-il conclu, en français, le message bien senti qu'il a livré à la foule du Centre Bell, qui lui a manifesté son affection en lui réservant une longue ovation.

Le valeureux Finlandais, qui avait amorcé son discours par «Bonjour mes amis de Montréal», a affirmé que Montréal est l'endroit le plus fantastique où jouer au hockey.

«Tous les joueurs devraient avoir la chance de jouer pour le Canadien devant les meilleurs partisans au monde», a-t-il lancé, en suscitant les cris du public.

Il a qualifié l'ovation monstre que les partisans lui ont réservée le soir de son retour au jeu triomphal le 9 avril 2002 «d'un des plus beaux cadeaux que vous m'ayez fait».

Koïvu avait commencé par offrir ses sympathies à la famille de Jean Béliveau, qui a incarné selon lui le capitaine parfait. Il s'est dit très honoré d'avoir agi comme capitaine de l'équipe pendant neuf saisons (10 ans) - «le plus bel accomplissement de ma carrière».

Il n'a oublié personne dans ses remerciements, du préposé à l'équipement Pierre Gervais à l'ancien propriétaire George Gillett. Il a même eu une pensée pour le regretté Jean-Claude Tremblay, le recruteur qui a convaincu le directeur général Serge Savard de le réclamer au premier tour du repêchage de 1993.

Il a éclaté en sanglots en évoquant la lutte qu'il a livrée contre le cancer. Il a remercié les docteurs Blair Whittemore et David Mulder ainsi que le personnel de l'Hôpital Général de Montréal «de lui avoir procuré une deuxième chance» dans la vie.

En présence de ses parents, de sa mère Tuire et son père Jukka, ainsi que de son épouse Hanna et de leurs enfants Ilona et Aatos, Koïvu a reçu en guise d'appréciation une peinture illustrant les grandes étapes de sa carrière.

Avant de quitter, il a serré la main des joueurs du Canadien et des Ducks d'Anaheim, qui ont assisté à l'hommage. La cérémonie s'était amorcée par la présentation d'un montage vidéo de remerciements de la part de partisans et de témoignages d'anciens coéquipiers. Le montage a été suivi d'un autre relatant ses exploits sur la glace et toute son implication dans la communauté.

Koïvu avait été accueilli par une ovation monstre qui a duré un peu plus de quatre minutes.

Une bonne personne

Quelques heures plus tôt, Koïvu avait dit aux journalistes qu'il souhaitait que les amateurs se rappellent de lui comme «d'une bonne personne, d'un joueur qui s'est défoncé pour le Canadien et qui a fièrement porté le titre de capitaine».

À cause de ce qu'il a vécu sur le plan personnel, Koïvu avait reconnu que son plus grand héritage ne sera pas nécessairement lié au hockey.

Il avait souligné le lien privilégié basé sur le respect qui l'unit avec les partisans, en disant que Montréal occupera toujours une place importante dans le coeur de la famille. Il l'a répété à la foule en soirée.

Koïvu s'est amené en Amérique au moment où le Canadien connaissait plusieurs bouleversements, tant sur la glace qu'à l'extérieur. Il a récolté 641 points en 792 matches en saison régulière, bon pour le 10e rang de l'histoire de l'équipe. Il a ajouté 48 points en 54 rencontres des séries. Les souvenirs qui resteront gravés dans sa mémoire sont justement les succès que l'équipe a connus en séries éliminatoires. À quatre reprises, le CH a atteint le deuxième tour des séries. La victoire contre les Bruins de Boston en 2002, à la suite de son retour vers la fin de la saison, revêt un cachet particulier.

«Mon seul regret, c'est de ne pas avoir vu l'équipe se rendre plus loin en séries, pas nécessairement gagner la coupe Stanley, mais atteindre la finale à tout le moins.»

Après avoir mis fin à une carrière de 18 saisons dans l'uniforme des Ducks, l'été dernier, Koïvu se la coule douce en Californie cette saison.

«Nous sommes restés là-bas, avant de décider de la suite des choses. Je suis impliqué dans le hockey depuis une vingtaine d'années. Je serais surpris de ne pas y rester associé, à quelque titre que ce soit. Je suis toujours autant passionné. J'ai pris ma retraite parce que je n'avais plus la force de continuer de m'entraîner. J'espère occuper un poste important quelque part un jour», a-t-il conclu.

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