Belle soirée sous les étoiles

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Phillippe Aumont n'a pas été parfait, mais il peut dire mission accomplie.

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En fin de compte, tout est rentré dans l'ordre. La pluie a pris congé pour une soirée. Les conditions étaient même parfaites quand les meilleurs joueurs du baseball indépendant ont pris d'assaut le terrain du parc RCGT.

La direction des Champions d'Ottawa ne savait pas trop si les fans répondraient à l'appel. Les guichets n'ont pas dérougi durant la dernière journée. Finalement, 4961 personnes ont franchi les tourniquets.

Les représentants de la Ligue Can-Am, qui faisaient office de club « à domicile », ont vaincu leurs rivaux de l'American Association, 3-2.

Grâce à tout cela, le Match des étoiles de l'été 2017 a été couronné de succès.

« Nous avons assisté à un bon match de baseball avec de belles performances des lanceurs », a déclaré le gérant des Champions, Hal Lanier, en toute fin de soirée.

Lanier a pris part à deux Matches des étoiles dans les majeures, dans les années 1980.

Phillippe Aumont peut aussi dire mission accomplie.

Six ou sept organisations des ligues majeures avaient envoyé des dépisteurs dans la capitale. Ils avaient tous, notamment, le mandat de surveiller le lanceur partant des étoiles de la Can-Am.

Le Gatinois ne s'est pas éternisé. Il a lancé 14 balles, dont 12 rapides. Il a fait face à quatre frappeurs. Il en a retiré deux sur des prises.

Il n'a pas été parfait. Le meilleur frappeur de l'American Association, un dénommé Kevin Keyes, a réussi à cogner un simple à ses dépens.

« Je le connais très bien. Je l'ai affronté très souvent dans le baseball affilié. La dernière fois que je l'ai vu, il faisait partie du club-école des Nationals de Washington au niveau AAA », raconte Aumont.

« Quand je l'ai vu, j'ai décidé de ne rien changer à mon plan de match. J'ai continué à lancer des rapides. Il a réussi à en frapper une. Tant pis », a-t-il ajouté.

Aumont n'a pas atteint son objectif ultime dans la soirée. Il voulait lancer des balles de feu à plus de 100 miles à l'heure. « Ça s'est quand même bien passé. Je ne me sentais pas plus nerveux qu'à mon habitude. Je ne pense pas vraiment aux dépisteurs quand je suis au monticule. Je suis bien conscient qu'ils pourraient me donner du travail et j'espère obtenir une autre chance de gravir les échelons un jour, mais je ne m'en fais plus avec toutes ces choses que je ne peux pas contrôler. Je suis plus sage, maintenant. »

Esprit libre

Le lanceur partant de l'American Association, Mark Hamburger, possède aussi une certaine expérience des majeures. Il a lui aussi bousillé sa chance en raison de problèmes personnels.

Il rêve aussi d'un retour. En attendant, cet esprit libre est capable de se contenter des petits plaisirs de la vie.

« C'est ma première visite à Ottawa. J'ai apporté ma longboard. C'est un peu ma marque de commerce. J'aurais aimé l'utiliser pour explorer la ville. Malheureusement, j'ai manqué de temps », raconte-t-il.

« D'habitude, quand je me retrouve dans une nouvelle ville, j'aime trouver une épicerie locale qui offre des produits biologiques. Nous avons pu faire une balade en bateau derrière le Parlement. Nous avons vu ce superbe espace vert avec de belles sculptures florales. C'est le genre d'endroit où j'aurais aimé flâner. »

Hamburger a alloué un point mérité durant son passage au monticule.

« À ce stade de ma carrière, je préfère plaire aux fans qu'aux dépisteurs », dit-il.

Daniel Bick échangé... aux étoiles de l'American Association

Finalement, cinq joueurs des Champions ont pris part au Match des étoiles du baseball indépendant.

Phillippe Aumont, Sébastien Boucher, Daniel Cordero et Danny Grauer se sont retrouvés dans le camp des gagnants, avec les représentants de la Ligue Can-Am.

Leur coéquipier Daniel Bick s'est retrouvé à la dernière minute, dans le camp de l'American Association.

L'arrêt-court s'est juste retrouvé au bon endroit, au bon moment.

Deux joueurs des SaltDogs de Lincoln, qui avaient obtenu leur ticket pour l'événement, n'ont jamais été capables de se rendre à Ottawa.

Le visa du joueur d'avant-champ vénézuélien Cesar Valera ne lui permettait pas de séjourner à Ottawa. Même chose pour le receveur Dashenko Ricardo, qui est originaire du Curaçao.

« C'était une journée comme les autres. Je me préparais à bruncher quand j'ai reçu un texto me demandant de me rendre au stade. Je ne savais même pas, à ce moment-là, quelle équipe manquait de joueurs », raconte celui qui a fait son entrée dans le match en fin de sixième manche. Il a été retiré sur des prises lors de sa seule présence au marbre. En défensive, il a capté un roulant de routine... pour ensuite retirer son copain Sébastien Boucher.

Sébastien Boucher... (Etienne Ranger, Le Droit) - image 3.0

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Sébastien Boucher

Etienne Ranger, Le Droit

Boucher, soit dit en passant, n'a pas connu sa meilleure soirée à la plaque. Il a été retiré trois fois au bâton avant de frapper le roulant vers Bick.

Le vétéran de 35 ans a quand même savouré son expérience.




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