Tyson Gillies prend sa place chez les Champions

« Tyson est un bon frappeur. Il sait où... (Martin Roy, Le Droit)

Agrandir

« Tyson est un bon frappeur. Il sait où se trouvent les limites de la zone des prises. Il est bon de compter sur lui au début de notre ordre offensif. Il cause bien des ennuis aux joueurs d'avant-champ adverses avec sa vitesse... Il fonctionne toujours à vitesse maximale », dit le gérant des Champions d'Ottawa, Hal Lanier.

Martin Roy, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les Champions d'Ottawa ont enfin réussi à balayer les honneurs d'une série. Leurs bâtons ont explosé, ce week-end, face à une formation nationale cubaine visiblement fatiguée, ils ont inscrit pas moins de 23 points en deux jours.

Le match complètement décousu de dimanche, gagné 14-6, fut celui du receveur numéro deux Tyler Nordgren. Celui qui ne joue à peu près jamais a tiré profit d'un rare départ. Il a frappé quatre coups sûrs en cinq présences au bâton. Il a catapulté une balle par-dessus la clôture du champ gauche du parc RCGT. Il a produit quatre points.

La fin de semaine, dans l'ensemble, fut celle de Tyson Gillies.

En deux matches, le voltigeur canadien a frappé en lieu sûr six fois à ses huit présences au marbre. Il a cogné un circuit samedi et un triple dimanche. Il a produit quatre points.

Après 12 matches dans la Ligue Can-Am, sa moyenne au bâton s'élève à ,372.

En plus d'être le frappeur le plus hot à Ottawa, il est aussi devenu un personnage très important sur la pelouse. Le gérant Hal Lanier vient de le confirmer dans le rôle de voltigeur de centre à temps complet.

« Il est fort pratique d'avoir un gars à cette position qui est capable de suivre la balle un peu partout sur le terrain. Nous jouons quand même dans un grand stade », note-t-il.

Au champ centre, Gillies a délogé le vétéran Sébastien Boucher.

« À compter de maintenant, Sébastien et Steve Brown se partageront le travail dans le champ droit. Quand il ne sera pas voltigeur, Sébastien pourra travailler comme frappeur désigné », annonce Lanier.

Le vieux routier du baseball ne peut s'empêcher d'admirer Gillies pour sa combativité.

Le joueur de 28 ans qui est originaire de Vancouver ne devait pas jouer à Ottawa, cette saison. Il ne devait pas jouer du tout. Il n'avait pas réussi à se trouver de travail nulle part dans le monde du baseball.

Gillies avait la chance de bien connaître Phillippe Aumont. Les deux Canadiens ont été coéquipiers dans le baseball affilié. Ils se sont connus à leurs débuts dans l'organisation des Mariners de Seattle. Impliqués dans la même transaction, ils ont poursuivi leur chemin chez les Phillies de Philadelphie.

Aumont lui a suggéré de venir tenter sa chance chez les Champions.

« Il a fait ses preuves à notre camp d'essai. Il a continué à travailler d'arrache-pied lors du camp d'entraînement. Chaque jour, il travaillait avec acharnement, comme s'il disputait un vrai match », raconte Lanier.

« J'étais juste content d'obtenir une chance. Plusieurs autres équipes ont obtenu une chance de m'embaucher durant l'hiver. Elles ont toutes levé le nez sur moi. Je commençais à croire que je n'aurais pas de travail cet été quand l'occasion de me joindre aux Champions s'est présentée », raconte le joueur.

« Je ne joue pas mieux cette année que durant les années précédentes. J'ai toujours joué de cette façon. Le problème, avec moi, c'est que j'ai toujours eu du mal à rester sur le terrain. Si je peux éviter les blessures, tout ira bien », croit-il.

Deux bons lanceurs

Les Champions ont réussi à balayer l'équipe nationale cubaine parce qu'ils ont eu droit à deux bonnes sorties de leurs partants, ce week-end. Aumont a été brillant pendant cinq manches, samedi. Austin Chrismon a été tout aussi efficace, dimanche. Il a travaillé pendant sept manches.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer