Cordero mate les Cubains

Le lanceur cubain Ulfrido Garcia a accordé 5... (Martin Roy, Le Droit)

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Le lanceur cubain Ulfrido Garcia a accordé 5 coups sûrs, donné deux buts sur balles et encaissé 3 points mérités en 3,1 manches de travail jeudi soir.

Martin Roy, Le Droit

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L'équipe nationale cubaine est débarquée vendredi avec tous ses frappeurs qui terrorisent les lanceurs de la Ligue Can-Am depuis une dizaine de jours. Les Champions d'Ottawa étaient prêts. Ils détenaient la solution.

Ils ont envoyé au monticule un de leurs deux partants originaires du Venezuela. 

Daniel Cordero, qui n'est pourtant pas le plus imposant, a tout simplement pris les choses en main. Il a disputé son premier match complet de neuf manches chez les pros.

Les Champions ont remporté le premier match de leur série internationale, 3-0.

« J'avais lancé un match complet l'an dernier, mais c'était dans un programme double. J'avais donc lancé sept manches. Les deux manches supplémentaires, on les ressent. Elles font une grosse différence », a-t-il reconnu, en fin de soirée, lorsque croisé sur le terrain du parc RCGT.

Il était détrempé.

« Dans le moment, je voulais juste continuer à me battre. Je le devais à l'équipe. Je le devais aussi aux partisans », ajoute-t-il.

Il devait aussi, pour son propre bien, livrer une grosse performance.

Cordero est sorti un peu de nulle part, l'été dernier. Personne ne le connaissait lorsqu'il est arrivé à Ottawa. Ses statistiques dans le baseball affilié n'avaient rien de trop impressionnant.

Il s'est vite fait un nom, en signant 10 victoires à sa première saison dans une ligue indépendante.

En séries éliminatoires, il a continué de rendre de fiers services aux Champions. Hal Lanier lui a offert deux départs de plus. En 13 manches et un tiers de travail, il a réussi 16 retraits sur des prises.

On avait donc de grandes attentes pour lui en 2017. À ce jour, il n'avait simplement pas été à la hauteur. Sa moyenne de points mérités s'élevait à 7,04 avant d'affronter les Cubains.

« Affronter cette formation cubaine n'est pas un petit défi, reconnaît le gérant des Champions, Hal Lanier. Je regardais les statistiques en milieu de journée. Je n'en revenais pas. Les moyennes de tous les frappeurs, ou presque, s'élèvent au-dessus de ,300. Je me suis dit que Daniel devrait disputer un solide match pour réussir à s'en sortir. C'est exactement ce qu'il a fait. »

Belle défensive

Face à Cordero, l'équipe caribéenne a été limitée à seulement quatre coups sûrs. En réalité, deux joueurs ont réussi à cogner correctement.

Le receveur Yosvani Alarcon, qui frappe au quatrième rang, a été le seul à disputer un très fort match. Il a cogné trois simples à ses trois premières présences au bâton.

L'artilleur des Champions a quand même eu le dernier mot. À bout de ressources, en neuvième manche, il a trouvé un moyen de retirer cet Alarcon sur trois prises.

« Une bien belle façon d'entreprendre un séjour à domicile », se réjouissait Hal Lanier

Cordero a reçu un bon coup de pouce de ses coéquipiers. Ces derniers ont tourné pas moins de trois double-jeux dans cette rencontre. Dans la Can-Am, c'est énorme.

Les Champions ont inscrit tous les points dont ils avaient besoin dès leur premier tour au bâton. Les deux premiers frappeurs à se présenter au bâton, Tyson Gillies et Daniel Nyisztor, ont croisé le marbre.

Gillies, voltigeur canadien, s'est surtout démarqué en effectuant un catch spectaculaire à la clôture du champ centre pour mettre un terme à la rencontre. « Un jeu digne des majeures », a conclu Lanier.

Aumont, entraîneur des lanceurs

Il serait difficile d'obtenir une promotion plus rapidement.

Phillippe Aumont a lancé son premier match avec les Champions il y a exactement 10 jours.

Vendredi, le géant droitier gatinois a décidé de relever un deuxième défi. Tout en conservant son poste au sein de la rotation, il agira dorénavant à titre d'entraîneur des lanceurs.

«Je ne sais pas trop ce qui s'est passé. On m'a proposé le poste, j'ai répondu que ça m'intéressait», dit Aumont.

Pour que le poste devienne vacant, les Champions ont d'abord été obligés de virer l'homme qui l'occupait depuis le début de la saison.

Miguel Gomez a été remercié en milieu de journée.

Le gérant Hal Lanier n'a pas trop voulu s'étendre sur le sujet. «Miguel a travaillé très fort pour nous, mais il fallait simplement aller de l'avant», a-t-il déclaré.

On devine que Gomez paie pour un groupe de lanceurs qui connaît, collectivement, un mauvais départ. La moyenne de points mérités collective s'élève pour l'instant à 5,09.

Les releveurs en arrachent particulièrement.

«Avec toute l'expérience que j'ai, je crois bien que je peux donner un coup de pouce aux gars et je sens que les gars sont réceptifs», dit Aumont.

Ce dernier devra d'abord prêcher par l'exemple. Il obtiendra samedi son troisième départ de la saison. Le deuxième, à Trois-Rivières, ne s'est pas trop bien terminé. Il s'est bien débrouillé pendant cinq manches, avant de se faire malmener par les Aigles en sixième.

«Ce sont des choses qui arrivent, croit Lanier. Peu importe le calibre des joueurs, des mauvais matches, ça fait partie du baseball. C'est inévitable.»




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