Aumont a «l'étoffe des Ligues majeures»

Le receveur des Champions d'Ottawa, Danny Grauer... (Patrick Woodbury, archives Le Droit)

Agrandir

Le receveur des Champions d'Ottawa, Danny Grauer

Patrick Woodbury, archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

C'est peut-être parce qu'il a déjà participé à 46 matches dans les Ligues majeures ou encore parce qu'il est un ancien choix de première ronde en plus d'être un enfant de l'Outaouais. Peu importe, le retour au jeu de Phillippe Aumont sur la butte a généré un  rare enthousiasme sur le terrain du stade RCGT mercredi soir.

Pendant son réchauffement sur les lignes de côté, ses 21 coéquipiers étaient sortis de l'abri pour le voir lancer. Les joueurs des Boulders de Rockland en ont fait de même de leur côté du terrain.

Quand il est monté sur le monticule, du haut de ses 6'7'', le droitier gatinois a rapidement démontré que son talent se situait au-dessus de la masse. Ce n'est qu'en sixième manche, une fois passé le seuil des 70 lancers, que les Boulders ont commencé à pouvoir le frapper.

À ses cinq premières manches, Aumont avait été pratiquement intouchable en lançant presque exclusivement des prises. Le joueur le mieux placé pour évaluer le travail de l'ancien membre des Phillies de Philadelphie ? Son receveur Danny Grauer affichait le sourire d'un enfant qui venait d'ouvrir ses cadeaux de Noël après le match.

Aumont venait de lancer six manches où il a accordé cinq coups sûrs (trois en sixième manche), aucun but sur balles et deux points. Il a retiré neuf frappeurs au bâton.

«C'était un match excitant pour toute notre équipe. Nous étions 25 à avoir hâte de le voir lancer dans un vrai match. J'ai été le plus gâté du groupe en captant ses balles de feu toute la soirée», raconte le jeune receveur de 24 ans.

Le joueur natif de la Virginie a beau être quatre ans plus jeune qu'Aumont, il connaît le tabac. À l'école secondaire, il a été le receveur d'Eddie Butler, maintenant lanceur chez les Cubs de Chicago, champions de la dernière Série mondiale. Il a également eu le privilège d'être le partenaire de jeu d'Éric Gagné quand l'ancien gagnant du trophée Cy-Young est venu lancer quatre manches pour les Champions à la fin de la dernière saison.

Où se trouve Aumont par rapport aux grands qu'il a connus ?

Arsenal incroyable

«Il est dans le groupe au haut de la liste. Son arsenal est incroyable. Son étoffe sort du lot. Elle est très, très bonne. C'est de l'étoffe des Ligues majeures. Il maîtrise trois lancers des Ligues majeures. C'est rare que l'on voie ça à notre niveau. Sa rapide est là, sa courbe aussi, mais ce soir, son changement de vitesse a été débobinant», a-t-il dit après le match de mercredi.

Pendant la soirée, Grauer a souvent pensé au privilège qu'il avait d'être accroupi derrière le marbre pour saisir les lancers d'Aumont. «J'aimais bien mieux attraper ses balles que d'essayer de les frapper parce que certains frappeurs (des Boulders) avaient assurément de la difficulté à lire ses tirs !»

À sa troisième saison avec les Champions, Grauer veut s'assurer de savourer chaque moment à travailler avec Aumont. «J'ai l'impression qu'il pourrait ne pas être ici bien longtemps. Je suis convaincu qu'il pourra retourner dans le baseball majeur. Il n'a rien perdu pendant sa pause d'un an. Il doit simplement contourner les obstacles et il a besoin qu'on lui donne une chance. Je suis jeune, mais depuis que je suis ici, je n'ai pas encore rencontré un lanceur dominant comme lui», a-t-il conclu.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer