À la hauteur de leur nom

Les Champions d'Ottawa ont battu les Boulders de... (Courtoisie)

Agrandir

Les Champions d'Ottawa ont battu les Boulders de Rockland 3-1,  samedi.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Tout semblait jouer contre eux lorsqu'ils sont partis vers le comté de Rockland dans l'État de New York jeudi. Les Champions d'Ottawa tiraient de l'arrière 0-2 et semblaient se diriger vers l'abattoir, dans un stade où ils n'avaient pas connu de succès de la saison.

Favoris dans cette série, les Boulders de Rockland avaient gagné 15 de leurs 18 duels contre les Champions durant la saison régulière. Ils menaient même 7-2 tôt dans le troisième match quand les Ottaviens ont réalisé l'inimaginable en revenant de l'arrière pour l'emporter 13-12 dans un duel de 12 manches fertile en rebondissements. Puis, la troupe d'Hal Lanier a récidivé avec un gain de 13-3 le lendemain.

Samedi, dans le match ultime, ils ont envoyé le lanceur par excellence de la Can-Am sur la butte avec seulement trois jours de repos. Austin Chrismon a livré la marchandise en lançant un match complet pour mener les siens à une victoire historique de 3-1. À leur deuxième saison dans la Can-Am, les Champions sont déjà à la hauteur de leur nom. Ils sont champions !

C'est le premier titre d'une équipe professionnelle d'Ottawa depuis les Lynx en 1995. Ils formaient alors le club-école AAA des Expos de Montréal dans la Ligue internationale.

Le party a levé dans l'autocar sur le chemin du retour dans la nuit de samedi à dimanche. « C'était fabuleux ! Vous travaillez pour ça toute l'année et nous avons été assez chanceux de pouvoir gagner un championnat dès notre deuxième saison. Huit de nos neuf joueurs sur le terrain étaient avec nous depuis le début de l'année. Ça fait longtemps que je dirige des équipes au baseball. Je n'ai jamais vu une équipe aussi tissée serrée. Chacun jouait pour les intérêts de l'équipe », a raconté le gérant de 73 ans lors d'une soirée de célébrations dans un pub de la rue Elgin dimanche soir.

L'ancien gérant des Astros de Houston avoue que les chances de voir son équipe remonter les Boulders étaient minces après les deux premiers matches perdus par un point à Ottawa. « Nous avions gagné trois fois en 18 matches contre eux durant l'année. Là, il fallait les battre trois fois de suite. Notre première victoire a été énorme. Elle a placé les Boulders sur les talons. Puis, la jeune recrue Steve Borkowski nous a donné huit manches de qualité dans le quatrième match. Tout le monde dans l'enclos de relève était disponible pour le cinquième match, mais Austin Chrismon a été sensationnel. C'est pour ça qu'il a été le lanceur de l'année. C'était son match à gagner ou à perdre. Il méritait la victoire. »

Chrismon n'a donné qu'un point et six coups sûrs dans le match décisif, mais les Boulders étaient à 10 pieds d'envoyer le match en prolongation en fin de neuvième manche quand une balle frappée très loin a courbé hors-ligne. « L'adrénaline coulait dans mes veines. C'était le match de championnat. Je n'avais aucune retenue. Après seulement trois jours de repos, j'ai lancé 123 tirs. J'ai mal aujourd'hui, mais ç'a en a valu le coût », a expliqué le héros du match décisif avec Kenny Bryant, qui avait claqué un circuit de deux points dès la manche initiale.

Hal Lanier a été touché par les joueurs des Boulders qui sont venus féliciter son équipe après le dernier retrait. « Je n'avais jamais vu ça avant. Les deux clubs avaient beaucoup de respect l'un pour l'autre. »

Déjà dimanche soir, l'équipe était éparpillée aux quatre coins de la planète. Les Cubains Alexander Malleta et Donal Duarte doivent même amorcer leur saison chez eux lundi soir !

Les nouveaux champions de la Can-Am seront honorés à l'hôtel de ville lundi midi.

Boucher souhaite le retour de Lanier

Sébastien Boucher et son entraîneur, Hal Lanier.... (Caroline Grégoire, Archives Le Soleil) - image 3.0

Agrandir

Sébastien Boucher et son entraîneur, Hal Lanier.

Caroline Grégoire, Archives Le Soleil

À 73 ans, Hal Lanier n'est plus une fleur du printemps.

Comme l'an dernier à pareille date, il compte rentrer chez lui en Floride lundi afin d'amorcer sa réflexion sur son avenir.

« J'ai encore du plaisir. Si je n'en avais pas après une saison qui se termine avec un championnat, il y aurait un problème. Aussi bien aller marcher dans la rue et me faire frapper par un camion ! »

Assis près de lui, Sébastien Boucher est un autre joueur qui ne rajeunit pas. Le voltigeur aura 35 ans dans un mois. Comme son gérant, il devra penser à son avenir. Dans son for intérieur, il aimerait voir Lanier revenir à Ottawa pour une troisième saison afin de lui éviter d'avoir à prendre la décision de laisser sa carrière de joueur pour devenir entraîneur.

« Je l'aime tellement comme gérant et comme personne. Je ne veux même pas penser à jouer un match sans lui. Et puis comme joueur, j'ai montré que j'étais encore capable. Tant que je pourrai être utile à une équipe, j'aimerais mieux jouer. »

Boucher a complété les séries avec une forte moyenne au bâton de ,371 et il a ajouté qu'il était difficile d'accrocher son gant après un championnat.

« Ça donne toujours le goût de continuer. En même temps, c'est toujours plaisant de se retirer dans la peau d'un champion. En tout cas, dans ces séries, j'ai joué chaque match comme si c'était mon dernier pour ne pas avoir de regrets. »

Seul joueur local des Champions, Boucher tenait à finir sa carrière de joueur chez lui, préférablement en donnant un championnat à sa ville. « C'est mon sixième championnat dans la Can-Am, mais celui-ci est spécial. Nous avons tiré de l'arrière pour remonter et gagner la série. Encore mieux, j'ai fait ça à la maison. J'ai grandi à 10 minutes de marche du stade. »

Le vétéran a puisé dans son bagage d'expérience pour s'entretenir avec ses coéquipiers avant chaque match.

« Je leur disais que nous étions dans des guerres de neuf manches. Qu'il ne fallait jamais lâcher parce que ce n'est jamais fini ! Nous en avons eu la preuve dans le troisième match quand nous perdions 7-2, puis quand nous avions échappé une avance de quatre points en 11e manche. Je n'avais jamais vécu un tel match en montagnes russes. Il y a eu de grands hauts et de grands bas, mais nous n'avons jamais cédé à la panique. Même en arrière 7-2, on s'était dit que nous allions remonter. La série s'est jouée là. La série a été remplie de scénarios improbables. On pourrait en faire un film, sans aucun doute ! »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer