Les Champions s'accrochent à la vie

Un autre match de fous dans une finale complètement démente. (Courtoisie)

Agrandir

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Un autre match de fous dans une finale complètement démente.

Les Champions d'Ottawa sont toujours vivants. En fait, on devrait plutôt écrire qu'ils refusent de mourir. Ils ont bossé jusqu'en 12e manche pour arracher une victoire de 13-12 face aux Boulders de Rockland, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Les représentants de la capitale fédérale tirent maintenant de l'arrière 2-1 dans leur série 3 de 5.

Ils feront de nouveau face à l'élimination vendredi.

«Mon équipe n'abandonnera jamais. Elle va se battre jusqu'à la toute fin. Et je m'attends à ce que les Boulders vont faire de même», lance le gérant Hal Lanier.

Il était passé minuit lorsque nous avons réussi à le joindre au téléphone.

Le vieux routier était fatigué, mais content. «Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un match de baseball comme celui-là.»

En gros, son équipe a mené pendant les quatre premières manches. 

Son partant Yean Carlos Gil a frappé un mur en cinquième. Les Boulders ont inscrit sept points à ses dépens à grands coups de triples et de circuits.

Face au mur, les Champions n'ont pas abdiqué. Petit à petit, ils ont remonté la pente pour forcer la tenue d'une - autre - prolongation.

Une fois rendus là, les releveurs des deux équipes ont été atroces. Du côté d'Ottawa, le droitier Randy Hamrick a été carrément pitoyable. Il a trouvé le moyen d'allouer trois coups sûrs et quatre points mérités aux Boulders, tout en affrontant seulement cinq frappeurs.

Lanier ne veut cependant pas blâmer quiconque. À la fin d'une longue saison, son groupe de lanceurs est à bout de souffle.

«Nous avons utilisé tous les lanceurs qui étaient dans notre enclos des releveurs, sauf un. Nous en sommes rendus là. Je ne sais vraiment pas qui sera disponible pour lancer dans le match numéro quatre. Faudra voir qui se rendra disponible à notre arrivée au stade, vendredi.»

Les Boulders ne sont pas différents. «Ils ont utilisé tous leurs lanceurs, aussi.»

En fin de match, leur gérant Jamie Keefe avait même envoyé son partant du match numéro deux s'échauffer!

«Quand vient le temps de jouer pour gagner un championnat, la fatigue prend le bord. Les gars oublient qu'ils sont crevés. Ils sautent sur le terrain et ils se battent», commente Lanier.

L'entraîneur-chef des Champions se montre clément envers ses lanceurs et il couvre de compliments ses frappeurs. Dans ce match sans lendemain, quelques-uns des frappeurs d'Ottawa ont disputé un de leurs meilleurs matches de la saison.

C'est notamment le cas du receveur Danny Grauer, qui a frappé le coup sûr qui a fait la différence. Il a propulsé une balle par-dessus la clôture en 12e manche.

«Albert Cartwright a frappé deux coups de circuit. Kenny Bryant en a frappé un gros, lui aussi. C'était plaisant, pour une fois, de voir notre équipe gagner grâce à la puissance», commente Lanier.

À eux trois, Bryant, Cartwright et Grauer ont produit 10 des 12 points de leur équipe.

«À compter de maintenant, personne ne sait ce qui va se produire. Les Boulders ont perdu les deux premiers matches de leur demi-finale. Ils ont réussi à remonter la pente. Ça se fait», assure Lanier.

Steve Borkowski, un lanceur qui s'est joint aux Champions en fin de saison, aura la chance d'entreprendre le match numéro quatre. Lanier a l'intention d'étirer au maximum son départ.

Son as Austin Chrismon pourrait revenir au monticule dans un éventuel match numéro cinq.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer