Ottawa a manqué de patience

Les Champions d'Ottawa ont à nouveau rendez-vous avec... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Les Champions d'Ottawa ont à nouveau rendez-vous avec les Boulders de Rockland mercredi.

Etienne Ranger, LeDroit

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«Je dois rendre hommage à mes joueurs. Ils se sont battus jusqu'au bout.»

Impossible de contredire Hal Lanier. Tirant de l'arrière par un point, ses Champions d'Ottawa ont tout donné, tard mardi soir. En fin de neuvième manche, ils ont réussi à remplir les coussins. Ils n'ont simplement pas été capables de compléter le travail. Ils ont subi un revers de 6-5 contre les Boulders de Rockland, dans le premier match de la finale de la Ligue Can-Am, au parc RCGT.

«Nous avons juste manqué un peu de patience. Si nous avions été un tout petit peu plus patients, nous aurions pu leur soutirer un but sur balles de plus. Nous aurions pu égaliser le match et nous rendre en prolongation», croit Lanier.

Ironiquement, c'est le joueur le plus âgé et le plus expérimenté de sa troupe, le premier but cubain Alexander Malletta, qui s'est élancé avec un peu trop de hâte sur un lancer pour enregistrer le dernier retrait de la partie.

L'athlète de 39 ans n'est cependant pas le grand responsable de ce premier échec.

Les releveurs d'Ottawa portent l'odieux de ce revers.

Randy Hamrick, un colosse qui a connu une série en dents de scie, est arrivé au monticule en huitième. Il a fait face à quatre frappeurs. Il a retiré le premier avant d'accorder des coups sûrs au trois suivants. Ces trois joueurs ont croisé le marbre par la suite.

«C'est triste à dire, mais c'est l'histoire de notre soirée», dit Lanier.

Dommage pour le partant Austin Chrismon, qui avait fait du solide travail pendant les sept premières manches.

Pour mériter le titre de lanceur par excellence de l'année dans la Ligue Can-Am, le droitier de 23 ans avait connu un parcours presque parfait. Vingt départs, huit victoires. Moyenne de points mérités très basse à 2,39. Seulement 29 buts sur balles alloués en 135 manches de travail.

Dans le premier match de la demi-finale, contre les Jackals du New Jersey la semaine dernière, il avait connu une rare contre-performance. Il avait alloué un douzaine de coups sûrs en six manches et deux tiers.

Chrismon a donné une belle frousse aux 3289 amateurs de balle qui avaient choisi de passer un dernier mardi soir sur le chemin Coventry. Le troisième frappeur à lui faire face, Marcus Nidiffer, a frappé une bombe bonne pour deux points loin, par-dessus la clôture du champ gauche.

Sauf que le lanceur de l'année a sa fierté. Chrismon a répondu en retirant sur des prises les cinq frappeurs suivants à lui faire face.

Quand il est rentré au vestiaire, au début de la huitième manche, il en avait ajouté quatre de plus à sa fiche. Il avait été solide, d'un bout à l'autre. Il quittait en se croisant les doigts. Son équipe détenait une avance de deux points.

«Il a vraiment bien lancé. J'aurais même été tenté de le laisser travailler un peu plus longtemps, mais il a comme ressenti une crampe à un doigt en début de huitième. Nous n'avons pas eu le choix de le retirer. Nous avons joué de prudence.

Nidiffer, meilleur frappeur des Boulders, dans le premier match, a frappé un deuxième circuit en sixième. Il a produit les quatre premiers points de son équipe.

Utilisé dans le rôle de frappeur de choix, il s'est bien racheté après avoir connu une demi-finale difficile. Face aux Capitales de Québec, il avait été limité à un seul coup sûr. C'était un autre circuit.

«Je vais encourager les gars chaque soir»

Austin Chrismon est bien conscient qu'il a sans doute lancé son dernier match de la saison.

La plus belle surprise chez les Champions pourrait techniquement être utilisé de nouveau. Si la série contre les Boulders atteint la limite, si un cinquième et ultime match est nécessaire, il pourrait être appelé à jouer de nouveau.

«Il faut d'abord se rendre jusqu'au cinquième match. En attendant, je serai le plus grand fan de l'équipe. Je vais encourager les gars chaque soir», déclare-t-il.

Les Champions n'étaient pas abattus après cette défaite. Ils se doutaient bien qu'il ne serait pas facile d'affronter Rockland en finale.

«Nous avons échappé le premier match de notre série précédente contre les Jackals. La défaite avait été encore plus dure à digérer. Le lendemain, nous nous sommes retroussé les manches, nous sommes retournés au boulot et nous avons réussi à renverser la vapeur pour remporter la série. Je ne vois pas pourquoi ce serait différent cette fois-ci», dit le droitier.

«Je ne suis vraiment pas déçu. Je crois que les choses se sont quand même bien passées.»

Si Chrismon retourne au monticule, il devra toutefois le faire dans le stade des Boulders. Les matches numéro trois, quatre et cinq de la série seront présentés aux États-Unis.

Il se dit au moins heureux d'avoir pu lancer dans un parc RCGT où il régnait une ambiance survoltée, mardi. «Les fans nous ont soutenus tout au long de la saison, mais c'était particulièrement intense ce soir. J'ai senti leur appui du premier au dernier lancer de la partie. C'était spécial.»

Le deuxième match de la finale sera assurément le dernier de l'été 2016 sur le chemin Coventry. Il doit débuter à 19 h 05, mercredi.

Daniel Cordero sera le lanceur partant des Champions.

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