Les Champions affrontent leurs démons en finale

Le voltigeur gatinois Sébastien Boucher participera à sa... (Martin Roy, LeDroit)

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Le voltigeur gatinois Sébastien Boucher participera à sa sixième finale de la Ligue Can-Am.

Martin Roy, LeDroit

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Il venait de sortir de la douche après une pratique d'une heure au bâton. Un dernier entraînement à la veille d'un premier match de la finale de la Ligue Can-Am.

Sébastien Boucher était de bonne humeur lundi midi, tout comme ses coéquipiers des Champions d'Ottawa. La jeune franchise participera à cette série ultime, dont la partie inaugurale aura lieu mardi au stade RCGT.

Il restait à savoir qui serait leur adversaire.

Le voltigeur gatinois, lui, se croisait les doigts. Il rêvait que ce soit son ancienne équipe, les Capitales de Québec. «Pour que ce soit une finale toute canadienne. Ce qui n'est jamais arrivé dans l'histoire de la ligue», a-t-il souligné.

Son souhait n'a pas été exaucé en soirée, peu de temps passé 22h.

Les Capitales ont bousillé une avance en fin de neuvième manche, s'inclinant 3-2 contre les Boulders de Rockland.

«Le voyagement serait plus facile si nous pouvons affronter Québec. Ce n'est que quatre heures de route. [...] Rockland, c'est sept heures et demie de route», a souligné Boucher.

«Puis, ça serait très intéressant pour nos partisans.»

Une belle rivalité s'était installée entre les deux clubs de la capitale fédérale et de la Vieille capitale.

Sauf que les Champions devraient être motivés de retrouver les Boulders.

«Si nous affrontons Rockland, nous aurons quelque chose à prouver, a reconnu Boucher. Nous risquons d'être encore plus affamés. Ç'a été difficile contre eux cette saison.»

Et comment.

Ottawa a perdu 15 de ses 18 matches contre les Boulders en 2016. Ça, c'est la définition d'une bête noire dans le domaine du sport.

S'il s'agit d'une première présence en finale pour les Champions, c'est tout le contraire pour Sébastien Boucher.

«Ça sera ma sixième fois», a-t-il noté au journaliste, sourire aux lèvres.

Plus précisément une sixième fois en huit ans.

Sa fiche?

«J'ai gagné cinq fois de suite avec les Capitales de Québec», a-t-il précisé.

Est-ce que la séquence va se poursuivre?

«Il y a un peu pression, a avoué Boucher en riant de nouveau. J'aimerais bien gagner une autre fois. Pas mal sur que les autres joueurs ici veulent aussi gagner! Je peux dire que tout le monde est prêt.

«Tu peux entendre les joueurs. Ça crie en ce moment. Ça fait des niaiseries. Tu as une ambiance très détendue. Notre gérant Hal Lanier est bon pour ça. Il ne met aucune pression sur nous.»

Boucher a connu du succès en demi-finale contre les Jackals du New Jersey. Il a conservé une moyenne au bâton de ,429.

«Nous avons eu de bonnes performances de plusieurs joueurs, a-t-il précisé. Nous avons travaillé toute la saison dans l'espoir de nous rendre en finale. Maintenant, c'est le temps de finir la job

Le premier match aura lieu à 19h. La deuxième joute se déroulera également à Ottawa, mercredi soir.

La série se déplacera ensuite à Pomona, dans l'état de New York, pour les parties trois, quatre et cinq.

Un premier circuit qui arrive au bon moment

Daniel Bick est reconnu pour son jeu défensif exceptionnel à l'arrêt-court. «Et ma vitesse», ajoute-t-il.

Mais sa puissance? C'est une autre histoire.

L'arrêt-court originaire de la Géorgie a frappé un maigre circuit en 2015. Et il n'avait pas encore envoyé une balle de l'autre côté de la clôture jusqu'ici en 2016.

Une disette qui a pris fin au bon moment samedi au New Jersey. Sa claque de deux points a donné une avance de 5-1 aux Champions, qui ont fini par gagner le match, la série demi-finale et accéder à la finale. «Ce fut de loin le circuit le plus important de ma carrière, a reconnu Bick. J'en ai frappé quelques-uns... mais pas tant que ça, a-t-il ajouté, sourire en coin. Je ne vise jamais un circuit en me présentant au bâton, mais si le bon lancer est là...»

Bick savait qu'il venait de faire un bon contact avec la balle en quatrième manche. Mais...

«Au début, je me disais que je pourrais peut-être étirer le tout en triple. Donc, j'ai suivi des yeux le voltigeur de gauche en courant. Il a effectué deux pas vers la clôture et il a arrêté. J'ai réalisé à ce moment-là que la balle était partie. C'était tout un sentiment de réussir un circuit dans un match si important.»

Ses coéquipiers l'ont taquiné à son retour à l'abri des joueurs. «Ils ne s'attendaient pas à voir ça de ma part. Mais moi, je sais que j'ai un peu de puissance quelque part en moi», a lancé Bick, auteur d'une moyenne au bâton de ,205 en saison régulière.

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