Trop de défaites et pas assez d'attaque

Les Boulders de Rockland ont enfoncé le dernier... (Martin Roy, LeDroit)

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Les Boulders de Rockland ont enfoncé le dernier clou dans le cercueil des Champions d'Ottawa, qui n'ont récolté qu'une victoire à leurs six derniers matches.

Martin Roy, LeDroit

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On ne pourra pas dire qu'ils n'ont pas essayé. Les responsables du marketing des Champions d'Ottawa sont allés jusqu'à décréter que la Saint-Patrick serait célébrée le 17 juillet au parc RCGT.

Même avec leurs chandails verts sur le dos, dimanche, les joueurs n'ont pas été capables de profiter de la proverbiale « chance des Irlandais ».

Ils ont encaissé un autre revers, 7-4.

Ce revers fait en sorte qu'ils ont été balayés à domicile dans leur série de trois parties contre les Boulders de Rockland.

La semaine qui vient de se terminer est à oublier au grand complet. En six matches devant leurs partisans, ils ont inscrit une seule misérable victoire.

« Nous avons une journée de congé, maintenant. J'espère qu'elle nous fera du bien. Il faut absolument trouver un moyen de relancer notre attaque », souffle, découragé, le gérant Hal Lanier.

Dans les six parties de leur séjour à la maison, les Champions ont marqué 19 points. Dans la très offensive Ligue Can-Am, c'est bien peu.

Lanier aurait souhaité que ses joueurs complètent au moins la séquence sur une bonne note.

Les Boulders représentent l'équipe à battre cette saison, mais ils ont dépêché dimanche au monticule un lanceur qui n'avait pas beaucoup d'expérience.

« Il avait une moyenne de points mérités supérieure à neuf, s'exclame-t-il. C'était seulement son deuxième départ de la saison, mais quand même. Je suis quand même déçu. Nous avons affronté une recrue pendant six manches et nous n'avons pas été capables de frapper plus de trois coups sûrs à ses dépens. Les frappeurs des Boulders ont dominé les nôtres tout au long de la série. Nous n'avons tout simplement pas été capables de marquer suffisamment. »

Il était question de malchance au début du reportage. En toute fin de match, le leader de l'attaque ottavienne, Sébastien Boucher, croyait bien qu'il avait réussi à conjurer le mauvais sort en frappant un simple au champ centre. Le voltigeur adverse, Jared McDonald a plongé pour effectuer l'attrapé de la journée.

Un attrapé spectaculaire qui n'a servi à rien, sinon qu'à divertir les 3091 spectateurs réunis au stade.

Il a surtout eu pour effet d'emmerder le cogneur franco-ontarien. Boucher a souffert plus que quiconque durant ce passage à la maison. Il a frappé en lieu sûr seulement quatre fois en 26 présences au marbre.

« Nous avons cogné la balle avec aplomb, aujourd'hui, mais nous l'avons souvent cognée directement dans les mains de leurs joueurs. Des pannes à l'attaque, ça peut arriver durant une saison. Le problème, c'est quand notre cas, c'est généralisé. Pour que le groupe s'en sorte, j'imagine que nous pourrions commencer à jouer de manière un peu plus agressive. Il faudra peut-être utiliser le frappe et court plus souvent. Il faudra peut-être miser sur l'amorti plus tôt dans les matches pour faire avancer nos coureurs. »

Lanier avait un peu l'air de réfléchir à voix haute en disant tout cela.

« Il faut marquer plus de points. »

La panne sèche à l'attaque n'est pas encore catastrophique. Les Champions sont encore en très bonne position en prévision des séries. Ils possèdent toujours une priorité de huit matches et demi sur l'équipe la plus susceptible de leur ravir le quatrième rang du classement, les Miners de Sussex County.

« Sauf que notre calendrier n'est pas facile. Nous allons rendre visite cette semaine aux deux équipes qui occupent la tête du classement... »

Moment de réjouissance

En troisième manche, l'annonceur-maison a chaleureusement félicité Alexander Malleta pour avoir frappé son 200e circuit en carrière.

Tout un exploit pour le premier but de 39 ans qui a été prêté aux Champions par la Fédération de baseball cubaine.

« Je suis vraiment content, a indiqué Malleta aux journalistes avec l'aide d'un interprète après la partie. Je n'ai pas eu beaucoup de succès au bâton ces derniers jours. Vous me voyez donc un peu soulagé... »

Malleta était à la fois soulagé et - un peu - mal à l'aise.

« Officiellement, il ne s'agissait pas de mon 200e coup de circuit. C'était mon 235e. Les données sur lesquelles s'appuient les Champions sont incomplètes », a-t-il avoué.

Le vétéran a quand même remercié la foule de l'avoir applaudi. Frapper un circuit lui procurerait autant de plaisir aujourd'hui qu'au début de sa carrière. Malleta connaît une saison honnête. Sa moyenne au bâton oscille aux environs de ,250.

« Le calibre de jeu de la Ligue Can-Am ressemble beaucoup à celui qu'on retrouve dans la Serie Nacional de mon pays. Si ça se trouve, les lanceurs d'ici sont légèrement supérieurs aux lanceurs cubains », estime-t-il.

Un 200e circuit pour Malleta

Alexander Malleta... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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Alexander Malleta

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Rare moment de réjouissance, dimanche, au parc RCGT. En troisième manche, l'annonceur-maison a chaleureusement félicité Alexander Malleta pour avoir frappé son 200e circuit en carrière.

Tout un exploit pour le premier but de 39 ans qui a été prêté aux Champions par la Fédération de baseball cubaine.

«Je suis vraiment content, a indiqué Malleta aux journalistes avec l'aide d'un interprète après la partie. Je n'ai pas eu beaucoup de succès au bâton ces derniers jours. Vous me voyez donc un peu soulagé...»

Malleta était à la fois soulagé et - un peu - mal à l'aise.

«Officiellement, il ne s'agissait pas de mon 200e coup de circuit. C'était mon 235e. Les données sur lesquelles s'appuient les Champions sont incomplètes», a-t-il avoué.

Le vétéran a quand même remercié la foule de l'avoir si gentiment applaudi. Frapper un circuit lui procurerait autant de plaisir aujourd'hui qu'au début de sa carrière.

Malleta connaît une saison honnête à Ottawa. Sa moyenne au bâton oscille aux environs de ,250.

«Le calibre de jeu de la Ligue Can-Am ressemble beaucoup à celui qu'on retrouve dans la Serie Nacional de mon pays. Si ça se trouve, les lanceurs d'ici sont légèrement supérieurs aux lanceurs cubains», estime-t-il.

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